Amstrad se lance dans les ordinateurs portables, et plus particulièrement dans les organiseurs personnels. En effet, cette machine n’est pas vraiment un ordinateur portable mais plutôt un micro qui permet de faire des tâches habituelles, comme du traitement de texte ou de la base de données.
Ce choix n’est pas nouveau : on l’a déjà vu avec les PCW, ces fameux micros qui ne permettaient de faire que du traitement de texte, ou presque. Ils connurent un succès plus que correct, et ce n’est donc pas un hasard que la firme au crocodile remette dans le commerce un micro dans la même lignée un peu plus tard.

Le NC150 est le second de la gamme, après le NC100, auquel il reprend les principales caractéristiques techniques, tout en les améliorant – notamment par l’ajout de mémoire vive - et propose sensiblement les mêmes logiciels que le NC200, sorti un peu plus tard. Autre nouveauté, on peut désormais brancher un lecteur de disquettes externe. Ce périphérique très coûteux (près de 3 000 francs) ne sera commercialisé qu’en France et en Italie. Autrement, on pouvait sauvegarder les données dans la machine elle-même, ou sur une carte d’une capacité maximale d’un MO par l’intermédiaire du port PCMCIA. Un port série au format RS232 situé à l’arrière de la bête pouvait aussi permettre de brancher d’autres périphériques comme une imprimante.
Le mot d’ordre est la simplicité, en témoigne la publicité ‘’Si vous ne pouvez pas utiliser cet ordinateur en moins de cinq minutes, vous serez remboursé !’’. Très portable, on peut l’emporter partout, il est de faible épaisseur.
Des touches de fonction de couleur vives (rouge, vert, blanc et jaune) permettent d’accéder plus rapidement aux différents programmes inclus dans la machine. Ces programmes sont classiques et proposent un traitement de texte (48 000 mots avec correcteur orthographique), une base de données, un tableur, une calculatrice (12 chiffres), une horloge / alarme, un carnet d’adresses, un agenda (allant de 1920 à 2099). Pour les plus bidouilleurs, on trouve aussi le BBC Basic, qui permet de faire ses propres programmes.

On trouve aussi, en pressant simultanément la touche de fonction et G, trois jeux, qui sont en fait des variantes de Tetris, et qui se nomment respectivement Blockade, Super Blockade et Trikade. L’écran étant tout en largeur, il faut prendre la machine sur le côté pour voir les blocs tomber, c’est assez marrant et les jeux sont plutôt bien réalisés. A noter qu’il est utile d’appuyer sur S pour éviter l’affreuse musique !
La machine fonctionne avec quatre piles de type AA ou par l’intermédiaire d’un adaptateur secteur 6V.

Amstrad NC 150 côté technique

Microprocesseur : Zylog Z80A
Mémoire vive : 128 Ko
Vidéo : LCD 480 x 64 (80 x 8 caractères)
Son : Un horrible beeper