La saga Assassin's Creed continue sur sa lancée pour clôturer la trilogie Ezio, commencée avec le deuxième épisode canonique et continuée par Brotherhood.

J'avais un peu peur en voyant le rythme de sortie s’accélérer : un Assassin's Creed par an c'est bien, mais quand la série ne se renouvelle pas, c'est dommage. C'est malheureusement le cas ici, ce Revelations m'est apparu comme l'épisode de trop, malgré le fait que je sois un inconditionnel de la saga.

Des révélations justement, il n'y en a pas beaucoup dans ce nouvel épisode d'Assassin's Creed. Je vais donc faire de l'anti-spoil en vous disant que vous n'en apprendrez pas plus sur l'événement énorme qui se passe à la fin d'Assassin's Creed Brotherhood...
En revanche, ce nouvel épisode insiste sur le background des personnages principaux : Enzio bien entendu, mais également Desmond et surtout Altair. Ce dernier est jouable, certes, mais les scènes sont totalement téléguidées, et c'est surtout l'histoire du héros du premier volet de la série qui est intéressante plutôt que le gameplay de ces scénettes à proprement parler.

Assassin's Creed Revelations sur Xbox 360.
Assassin's Creed Revelations sur Xbox 360.

Je vais continuer par les défauts. J'ai parlé de l'épisode de trop, tout simplement parce que le tout manque clairement d'originalité et se contente de continuer sur la voie tracée par Brotherhood qui, lui, était une bonne surprise. On se retrouve dans une ville unique, qui va une fois de plus vous dépayser puisqu'il s'agit de Constantinople, également connue sous le nom de Istambul. C'est donc une toute autre ambiance, toujours aussi bien rendue, qui vous attend.
Malheureusement, les mécaniques de jeu n'ont pas changé. On a bien un crochet qui permet quelques petites choses supplémentaires pour crapahuter, mais cela reste du détail.

On se retrouve donc avec le même principe de ville ouvertes et de missions à effectuer. A la place des tours Borgia du précédent épisode, on trouve cette fois d'autres types de tours, mais le principe reste le même. Seulement cette fois, lorsque vous êtes trop connu (comprenez : vous avez trop fait de conneries et vous êtes trop battu dans la rue), certains quartiers vont vous être disputés par les templiers. C'est la la principale nouveauté du jeu : une partie Tower Defense qui pue à des kilomètre. Il vous faut défendre votre tour face aux assaillants. Le principe a connu un regain d'intérêt sur les téléphones portable... mais là on est sur console de salon non ? De plus, le résultat est brouillon, mal géré et parfois même illogique. Du coup, on se tient à carreau et on s'arrange pour baisser au maximum sa notoriété histoire de ne pas devoir se taper ces phases totalement décourageants de nullité, j'ai même failli arrêter de jouer à cause de ça. A trop en rajouter des couches à chaque épisode, on se retrouve avec un tout qui tient trop du patchwork et qui fini par perdre le joueur.

Mais voilà, j'ai hurlé, j'ai pesté en me disant que c'était trop redondant, mais j'ai continué de jouer, tout simplement parce que même usée jusqu'à la corde, la recette fonctionne encore pour le petit autiste fan de la série que je suis.


Un épisode trop proche du précédent pour réellement se démarquer.
Un épisode trop proche du précédent pour réellement se démarquer.

bon petit jeu

Assassin's Creed Revelations en quelques mots

Ma note est certainement un peu dure, mais j'ai été partagé par cet opus qui manque clairement d'ambition. J'ai eu du mal à m'y mettre, à cause de la redondance avec l'épisode précédent et les nouvelles fonctionnalités bancales. En revanche, une fois fait, c'était trop tard : j'ai scotché dessus. Je dirais donc que le jeu est excellent, mais il ne conviendra qu'aux fans hardcore de la série (dont je fais partie).

La note : 4/6 (bon petit jeu)