En 1976, Atari continue sur sa lancée. Et il faut reconnaître qu’il est en avance. Magnavox l’a bien devancé en sortant son Odyssee en 1972, mais la machine ne connaît pas un grand succès. Cela est très certainement dû au fait que beaucoup de monde pense que la machine ne fonctionne que sur les téléviseurs de marque Magnavox. De plus, la console de Magnavox n’est pas très bien distribuée.

C’est Sears, après avoir passé un contrat avec Atari pour sortir une machine sous licence, qui permet de faire connaître le système au grand public en produisant sous sa marque – Tele-Games – des Atari Pong. Fort d’un réseau de distribution de 700 magasins disséminés dans tous les Etats-Unis, la force de frappe est de taille. Fort de ce succès, Atari lance en 1976 ses propres versions de Pong. Le Super Pong en est donc la seconde version, sortie quelques mois plus tard.
La concurrence commence à sortir ses propres versions, mais elles sont beaucoup plus simplistes. En effet, ces clones utilisent généralement des jeux de composants simples, ne permettant pas de fioritures. En réalisant un Pong basé sur une puce faite maison, les ingénieurs de chez Atari – principalement Alan Alcorn, Harold Lee et Bob Brown – ont réussi la prouesse de fabriquer une machine bien plus attractive que la concurrence tout en restant dans la même gamme de prix. Ainsi, les machines d’Atari bénéficient de sons plus travaillés et surtout du comptage des points à l’écran.

L'Atari Super Pong modèle C-140 dans son ensemble.
L'Atari Super Pong modèle C-140 dans son ensemble.

Le premier Atari Pong ne proposait qu’un jeu : le Pong classique, tennis simplifié avec deux rectangles de chaque côté de l’écran qui s’échangent une balle carrée. Cette nouvelle version propose maintenant quatre jeux. Ces deniers sont depuis devenus des classiques, et repris à outrance par la concurence.
Le design imaginé par Harold Lee pour la première version en 1973 reste sensiblement la même. Cela permet de baisser les coûts de production. Ainsi, seules les étiquettes et la boîte changent.
Il est à noter que le Super Pong est aussi sorti sous la marque Sears sous le même nom. Contrairement à la version Atari, les manettes sont détachables, ce qui se révèle à l’usage bien plus pratique.

Au niveau des branchements, l’image se fait bien entendu par l’UHF. On peut brancher la machine par un adaptateur secteur, mais aussi par piles. Le compartiment permettant de les mettre n’est d’ailleurs pas évident à trouver du premier coup d’œil : il faut tout simplement enlever l’ensemble de la plaque du dessous de la machine pour pouvoir mettre les quatre grosses piles servant à alimenter la chose. Le tout est assez peu pratique.

Une machine mythique qui, bien que n’étant pas la première, dispose d’une place de choix dans le cœur de tous les nostalgiques et autres collectionneurs. Sortie uniquement aux Etats-Unis, elle est assez difficile à trouver par chez nous.

Atari Super Pong (C-140) côté technique

Microprocesseur : C010073-01 pong-in-a-chip
Vidéo : Noir et blanc