Bon j'avoue, je ne comptais pas finir Binary Domain lorsque je l'ai inséré pour la première fois dans ma Playstation 3. C'est pourtant ce que j'ai fait.

Binary Domain, c'est typiquement le type de jeu qui ne m'attire pas : esthétiquement, il se noie dans la masse des jeux du genre pour être oublié quelque secondes seulement après avoir éteint sa console. Même chose pour le scénario classique à en mourrir, ou encore le gameplay qui n'apporte strictement rien au genre.

C'est en tout cas ce que je me suis dit durant les premières minutes. Pourtant, après avoir terminé le premier chapitre, j'ai changé mon point de vue.

Binary Domain sur Playstation 3.
Binary Domain sur Playstation 3.

Certes, la direction artistique est d'un déjà-vu affligeant, tout en accusant une réalisation de niveau correct. Certes, le scénario est plutôt simple (j'y reviens juste après). Certes, le gameplay est tout ce qu'il y a de classique.

Pourtant, la sauce prend parfaitement ! Et c'est surtout grâce au gameplay ultra-nerveux et au rythme endiablé de l'action que l'on continue de jouer à Binary Domain. On progresse en massacrant des hordes de robots via un système de dégâts localisé qui ajoute à la fois au rythme et à la qualité de l'action générale du titre.

Dans un futur relativement proche, vous incarnez une escouade de soldats plutôt décontractés devant infiltrer le Japon afin de découvrir qui fabrique des robots à l'allure aussi réelle que des humains. Des robots si réalistes que les robots eux-même ne connaissent pas leur vraie nature !

Au fil des niveaux, le jeu tourne autour du racisme homme / machine et de la notion d'humanité. C'est très limité, le titre faisant la part belle à l'action, mais a tout de même le plaisir d'être présent.

En revanche, vers la fin du jeu, les scénaristes se prennent le pied dans le tapis dans les grandes largeurs, si bien que le message en arrivent même jusqu'à trahir le message qu'ils veulent délivrer (à savoir : "le racisme c'est pas bien").

Reste que tout au long du jeu, et surtout dans chaque cinématique doublée avec autant de verve qu'un Droopy boosté au Lexomil, on a l'impression que Steven Seagall va pointer le bout de son nez pour nous poser l'une de ses répliques cultes. Cela n'arrive bien évidamment jamais, et c'est finalement dommage.

Un dernier mot sur la version française, totalement naze, beauf et peu inspirée... Mais qui colle finalement au côté série B (voir Z) de Binary Domain. Mention spéciale au responsable de l'ONU et son accent marseillais totalement WTF.

La durée de vie est plutôt bonne, avec une petite dizaine d'heures pour en voir le bout. C'est un bon timing, le jeu n'accusant que très peu de longueurs et se terminant avant de nous lasser.
Mais c'était tout juste.
moyen

Binary Domain

Binary Domain ne se prend pas au sérieux, et ça ne saute pas aux yeux de premier abord. Une fois dans le bain, on profitera d'une action vraiment soutenu, d'un rythme excellent, toutefois entâché par un scénario absolument pas maitrisé qui va parfois jusqu'à trahir le message qu'il veut délivrer.

La note : 3/6 (moyen)