Inaugurant la série sur le CD-Rom de la PC Engine, Cho Aniki marque le début d'une ligne de shoot'em up particulièrement atypiques.

Atypiques ? Heu, regardez la pochette et jouez quinze secondes au jeu pour vous en convaincre : c'est plus que bizarre. Cela peut faire penser à du Monty Python par moment pour le côté absurde, mais l'humour ici est encore plus barré - et certainement bien moins intéressant que celui des humoristes anglais.

Très vite taxé de shoot gay, il faut toutefois relativiser ces dires. Oui, le jeu met en scène des mecs bodybuildés, mais il n'y a a priori aucune connotation sexuelle là dedans. D'ailleurs, parmi les deux protagonistes, on peut choisir un mec ou une nana.

Cho Aniki et son univers totalement atypique.
Cho Aniki et son univers totalement atypique.

Entrons ensuite dans le jeu. Déjà, il y en a plein l'écran. Tant que l'on ne sait finalement pas vraiment ce qui est le décor et ce qui constitue les ennemis, et surtout leurs tirs. Après quelques minutes de jeu, on arrive à s'y faire, et le jeu semble un peu moins barré, pour ne pas dire très classique finalement. En effet, dans ce shoot à scrolling horizontal, les upgrades sont plutôt simplistes, de même que les modules que l'on récupère à la manière d'un R-Type.
Mais voilà, ce qui marque, c'est que lesdits modules sont des personnages toujours plus débiles les uns que les autres, et que les adversaires que vous serez amené à croiser sont totalement et méchamment barrés !

Et c'est là l'intérêt du jeu, de ce qui fait que certains joueurs lui vouent un culte : son originalité dans ses personnages. On ne sait pas ce que les développeurs de chez Masaya ont pris durant le développement de leur jeu, mais ce devait être très puissant...
La musique aussi, est totalement abusée. Indescriptible, elle constitue à elle seule une curiosité. Elle est malheureusement un peu trop redondante à certains moments.

Mais voilà, malgré ce côté original, le jeu souffre d'un classicisme étouffant, et surtout assez chiant. Les combats contre certains boss sont particulièrement chiants, on ne sait pas trop où on frappe, mais on frappe, et on fini par le bousiller... plutôt énervant.


L'écran de jeu n'est pas très lisible.
L'écran de jeu n'est pas très lisible.

moyen

Cho Aniki

Cho Aniki ne doit son salut qu'à son ambiance totalement dérangée. En dehors de ça, c'est un shoot'em up très classique, pour ne pas dire plus que moyen.

La note : 3/6 (moyen)