Grosse tuile pour les dinos ! Oui, bon, c’est ce qui est marqué sur la boite. Bon, ok, un jeu de tuile avec des dinosaures quoi.

De Trias à Ciao Dino!


Ciao Dino!, c’est tout simplement une nouvelle version de Trias, initialement sorti en 2002. Il ressort en 2006, édité par Tilsit. Le jeu reste exactement le même, seuls les visuels changent sensiblement. Les règles, elles, sont parfaitement identiques.

Je ne sais pas trop pourquoi le nom du jeu a changé, mais il faut croire que Ciao Dino! était beaucoup plus attractif et plus parlant que Trias. Mais pourquoi Trias au fait ? Tout simplement parce que Triasique, la première des trois périodes de l’ère Mésozoïque de la Terre. En gros, c’était il y a 250 millions d’années.

C’est durant cette période que les dinosaures sont arrivés. Ils s’amuseront un peu plus lors du Jurassique, mais c’est une autre histoire. En attendant, c’est durant le Triasique que le continent de la Pangée s’est séparé en plusieurs terres, qui constituent les continents que nous connaissons maintenant.

Oui, mais Ciao Dino! ça consiste en quoi ?


Après ce petit cours accéléré de l’évolution, on comprend mieux le principe de Ciao Dino! : faire en sorte que les dinosaures se multiplient sur le continent de la Pangée qui va s’exploser en tout plein d’îles.

Ciao Dino!
Ciao Dino!

A son tour, chaque joueur commence par activer la dérive des continents. C’est à dire qu’il va devoir décaler l’une tuile en jeu vers l’extérieur de façon à ce qu’elle se retrouve plus loin du pôle Sud, tout en étant toujours liée à son continent d’origine.

Au passage, ça déplace également les dinos qui se trouvent dessus. Parce qu’ensuite, le joueur va devoir poser ses dinos, les déplacer ou les faire se reproduire. Leur nombre étant limité, il faut la jouer stratégique histoire d’en garder un peu pour le dernier tour, où il faudra prendre des majoritées, ou tout du moins égaliser.

Car l’objectif de Ciao Dino!, c’est d’avoir le plus de dinosaures sur chacune des îles à la fin de la dérive des continents. Le système de comptage de points est un peu compliqué (sans non plus être insurmontable), mais peut se résumer en :
- Si vous êtes majoritaire, vous gagnez 1 point par tuile composant l’île
- Si vous êtes en seconde position, vous gagnez moitié moins de points que de tuiles composant l’île

Alors, c’est bien ?


Oui, c’est sympathique. La partie s’accélère clairement lors des derniers tours. En attendant, on peut pourrir la vie de ses adversaires et profiter de ce qu’ont fait vos adversaires lors des précédents tours. Il faut bien observer, mais il est difficile d’anticiper ce qui peut être effectué lors du tour suivant.

A deux, on joue avec moin de tuiles, et on abandonne le décompte intermédiaire des points - du coup, on n’a plus besoin du super compteur de points en forme de dinosaure. La partie reste très stratégique et l’ensemble fonctionne parfaitement bien. A plus, ça marche aussi, et on y gagne en richesse ce que l’on y perd en stratégie (comme souvent dans ce cas de figure).

Ils ne sont pas mignons ces petits dinos ?
Ils ne sont pas mignons ces petits dinos ?

Un jeu avec des dinosaures, on pourrait penser que c’est principalement pour les enfants. Pourtant, Ciao Dino! se joue à partir de 12 ans (selon la boite). Il faut pas mal réfléchir et, le jeu ne présentant pas de points de repère, il faut déjà avoir une relative habitude du jeu de société pour s’y essayer.


Ciao Dino!, un jeu pour 2-5 joueurs de Ralf Lehmkuhl, édité par Tilsit pour des parties d'environ 45min.
Age conseillé : 12+.
bon petit jeu

Ciao Dino! en quelques mots

Ciao Dino! est un bon petit jeu. Toutefois, son visuel assez peu inspiré (bien que joli) et son principe de jeu assez original ne plaira pas forcément à tout le monde. A essayer… si vous le trouvez, car il n’est malheureusement plus édité.

La note : 4/6 (bon petit jeu)