Un survival horror, un vrai, qui sort en 2009, ça se fête. Malheureusement, une fois quelques heures passées, on regrette la grande époque des 32 bits...

Pourtant, Cursed Mountain sur Wii avait de quoi séduire. Son ambiance est totalement atypique puisque l'action se déroule dans les hautes altitudes de l'Himalaya. Le côté horreur reprend toute la mythologie des gens du cru.

Vous incarnez Eric, à la recherche de Franck, son frère, parti grimper la fameuse chaîne de montagnes. Peu à peu, vous vous rendez compte que les villages sont désertés, bientôt infestés de cadavres et, surtout, de leurs fantômes. Armé d'un piolet magique, vous allez pouvoir vous en défaire sans trop de mal.

Cursed Mountain sur Wii.
Cursed Mountain sur Wii.

Le manque d'oxygène vous fait vous demander si ce que vous voyez est bien réel ou non. Cette fine frontière entre la réalité est l'horreur si chère à Lovecraft est ici extrèmement mal rendue. Soit c'est d'un comique ridicule, soit c'est tout simplement trop plat pour éveiller quelque chose chez le joueur.

Le déroulement du jeu est assez lent. Le genre est souvent marqué par ce défaut, mais ici, c'est la palme. Si au bout d'une heure ou deux de jeu l'amateur de survival horror finira par se constituer un bon petit capital sympathie pour Cursed Moutain, il le perdra certainement sur la fin du jeu, où la plupart de ses défaut se montrent de façon un peu trop exacerbée.

Outre cette lenteur, on déplore un système de combat poussif et très peu maniable. Armé de votre piolet, vous pouvez directement attaquer, mais surtout viser. C'est là que la Wiimote entre en jeu. On vise, et on tire. Une fois l'adversaire pratiquement occis, il faut effectuer diverses manipulations à la manette. La Wiimote montre une fois de plus ses limites, et certaines actions sont très imprécises. Que dire lorsque la difficulté monte à part que la dragonne rempli bien son rôle tant on a envie de foutre cette saleté de manette dans le mur !

Un survival horror très moyen...
Un survival horror très moyen...

Enfin, même à la fin du jeu, le scénario ne se démêle pas. Au contraire, il s'embrume, comme notre héros principal perdu au milieu de légendes qu'il ne connait pas.
La réalisation n'est pas non plus au top, mais il va falloir s'y faire avec la console de Nintendo. Reste une ambiance originale et intéressante faite de recueillement et de grands espaces au milieu des moines bouddhistes.
à peine moyen

Cursed Mountain

Cursed Mountain avait de quoi intéresser le joueur amateur d'un jeu maintenant pratiquement mort. Le soucis c'est que le jeu souffre de tant de défaut qu'on fini bien vite par éteindre la console.

La note : 2/6 (à peine moyen)