Rarement on aura vu un teasing aussi efficace : Dead Island s'est ainsi annoncé de la plus belle manière qui soit. Plus dure sera la chute ? Pas exactement, même si le résultat m'a bien déçu.

Le teasing n'avait finalement pas grand rapport avec le jeu, mais mettait brillamment en scène le pitch imaginé par les développeurs de chez Techland : une île paradisiaque blindée d'une faune de boite de nuit que n'aurait pas renié Ibiza qui se retrouve soudain face à une attaque de zombies. Avouez qu'il y a de quoi en avoir la manette qui frétille non ?

Une fois le jeu en main, on retrouve cette ambiance vraiment sympa, avec des décors qui rappellent quelque peu Farcry, mais cette fois avec du sang et des cadavres partout. La réalisation moyenne - rappelons que le studio ne disposait pas d'énorme moyens pour nous pondre Dead Island - est largement rattrapée par une direction artistique au top. Restent bien quelques bugs parfois gênants, mais que l'on oublie finalement assez vite.

Dead Island sur Xbox 360.
Dead Island sur Xbox 360.

Ce qui m'a en revanche rebuté dans le jeu, c'est son principe, tout simplement. Il rappelle les jeux en ligne, où il faut crafter sans arrêt afin de se fabriquer de nouvelles armes. Car dans Dead Island, vous ne garderez pas longtemps la même arme, cette dernière se brisant assez rapidement. On évolue principalement au corps à corps, avec une localisation assez fine des dégâts (comprenez : "shot the head motherfucker !") mais qui ne sied que très peu à la manette. Et là, on comprend amèrement que le jeu est avant tout pensé pour être joué sur PC, avec un clavier et une souris.
Ce corps à corps est relativement tempéré par le choix de votre personnage, chacun ayant des caractéristiques particulièrement différentes.

Cela est d'autant souligné par la difficulté plutôt élevée de l'ensemble, vous forçant à monter vos niveaux sous peine de finir flingué - et non pas zombifié comme le scénario vous le fera comprendre dès le début.

L'aventure est très longue, et les quêtes sont nombreuses. Malheureusement, ce n'est pas le scénario qui va vous donner envie de continuer : les objectifs sont ultra classiques voir simplistes et la trame principale ne casse pas trois pattes à un canard.
Du coup, pour profiter pleinement de Dead Island, il faut vraiment y jouer en ligne, à plusieurs avec quelques amis. L'entraide est alors importante et tout cela renforce clairement l'immersion.
bon petit jeu

Dead Island

Dead Island, de part son schéma de jeu en ligne, propose un challenge intéressant. En revanche, je n'accroche pas du tout au principe, tout simplement. J'aurai certainement préféré un vrai jeu de survival ou au contraire un bon trip bien bourrin à grands coups de croc de boucher (incassable bordel de merde !). Mais bon, ce n'est pas moi qui fait le jeu.

La note : 4/6 (bon petit jeu)