Après un DoDonpachi Dai-Ou-Jou sympathique mais perfectible, Cave enfonce le clou avec DoDonpachi Daifukkatsu, sorti chez nous sous le nom de DoDonpachi Resurrection.

DoDonpachi Daifukkatsu, sorti en 2008 en arcade, se voit adapter en 2010 sur Xbox 360 au Japon. L'année suivante, il sort en Europe, sous la houlette bienfaisante d'un Rising Star Games béni des amateurs de shoot'em up.

DoDonpachi Dai-Ou-Jou avait en partie frustré les fans de part l'absence de l'hélico vert, le troisième larron après les avion srouge et bleu. Avec DoDonpachi Resurrection, il revient pour le plus grand bonheur de tous. Pourquoi est-il si intéressant ? Tout simplement parce que c'est le plus équilibré ! Le rouge a un tir concentré ultra puissant mais a du mal à nettoyer l'écran, son tir n'écartant que très peu. Le bleu est tout le contraire : il ratisse large, mais en version concentrée le tir trahi quelques faiblesses.

DoDonpachi Resurrection, alias DoDonpachi DaiFukkatsu sur Xbox 360.
DoDonpachi Resurrection, alias DoDonpachi DaiFukkatsu sur Xbox 360.

Ah oui, parce que, forcément, qui dit DoDonpachi, dit deux types de tir en fonction de la pression du bouton. Ainsi, si vous tapotez, vous avez un tir large, peu puissant ; au contraire, en restant appuyé vous concentrez votre tir, rendant votre vaisseau plus lent et donc plus précis dans ses déplacements. Et c'est d'ailleurs là le génie de Cave, qui a posé là les bases du gameplay ultime dans le monde des manic shooters.

Ensuite, on trouve trois modes de jeu. Le premier, BOMB, est le plus classique, avec les deux modes de tir cités ci-dessus. Il apporte toutefois une nouveauté de taille : lorsque vous vous faites toucher, vous lancez automatiquement une bombe plutôt que de mourir. La durée de la bombe est plus courte que si vous la lancez manuellement, mais cela vous sauvera la vie de très nombreuses fois, rendant le jeu beaucoup plus facile qu'il ne le devrait ! Un bon point pour ceux qui voudraient se mettre au manic. Bien entendu, si vous n'avez plus de bombes... ben vous perdez une vie.

Le mode POWER est tout l'inverse : pas d'auto bomb. Là, c'est pour les puristes, les poilus, qui peuvent au contraire concentrer encore un peu leur tir et dont la moindre erreur sera sanctionnée par une vie en mois. Pour joueurs confirmés uniquement. Le dernier mode (STRONG) fait le mix entre les deux. Autant dire que pour le petit amateur que je suis, le mode BOMB est plus que préconisé, voir le mode STRONG, finalement le plus accessible.

Une fois dans le feu de l'action, les habitués de la série DoDonpachi ne seront pas dépaysés. On retrouve la même direction artistique faite de couleurs vives et de méchas dans tous les coins. Les boulettes sont très nombreuses, et le tout se corse (comme d'habitude) à partir du troisième niveau, pour finir de façon totalement folle dans le dernier.

On oscille toujours entre les boulettes bleues et les boulettes roses. L'écran est toujours lisible, même avec 50 000 trucs à l'écran. Mention spéciale à un nouveau type d'adversaire, qui balance des rayons lasers destructeurs, que vous pouvez toutefois repousser grâce à votre tir concentré... Ce qui vous forcera dans certains passages à rester avec un vaisseau en mode petite vitesse.
Niveau scoring, en gros c'est une fois de plus basé sur les chaînes : il faut tuer le plus d'adversaires à la suite.

L'adaptation Xbox 360 est de toute beauté. Les graphismes s'adaptent parfaitement à un écran plat, rendant le tout très fin, et toujours aussi lisible. De plus, on trouve, comme d'habitude dans ce genre d'adaptation, tout plein de modes, dont une version remaniée exclusive à la 360.
culte, indispensable !

DoDonpachi Resurrection

Bien loin de l'élitisme d'un Ketsui, DoDopnachi Resurrection propose un shoot'em up typé manic de fou furieux, tout en proposant paradoxalement une excellente accessibilité. A jouer, rejouer, adopter, dormir avec, bref, il vous le faut.

La note : 6/6 (culte, indispensable !)