Elex tente de marcher dans les pas de Gothic, mais se prend salement les pieds dans le tapis.

Des hauts et des bas


Le studio à l'origine d'Elex, c'est Piranha Bytes, un studio allemand créé en 1997 et à qui on doit le mythique Gothic et ses suites toutes aussi sympathiques.

Le soucis, c'est qu'on leur doit aussi la saga Risen, et là, c'est tout de suite moins glorieux.

Un monde post apocalyptique où la nature a repris ses droits.
Un monde post apocalyptique où la nature a repris ses droits.

Du coup, à voir arriver Elex, on ne sait pas trop sur quel pied danser. Mais peu importe, il faut avouer que des RPG profonds et libres, on n'en a plus des masses en 2017, que ce soit sur PC ou sur consoles.

Un monde post-apocalyptique bercé à la science-fantasy


Le monde mis en place par Elex est à la fois classique et original. Classique, parce qu'il propose plusieurs factions différentes. Original parce qu'il propose un monde découpé en différents univers sur lesquels se sont installées les factions. Et à vous de rejoindre l'une ou l'autre en fonction de vos idées... ou de tenter l'aventure sans vous lier à l'une d'entre elle.

Il faut dire aussi que le monde va mal. La fin du monde a eu lieu (la terre a pris un astéroïde sur la gueule), et au centre de tout ça se trouve l'Elex, une ressource qui déshumanisent ceux qui la prennent... mais leur donne également des pouvoir colossaux.

La copie d'écran est plutôt jolie, mais une fois animé, c'est un peu cheap.
La copie d'écran est plutôt jolie, mais une fois animé, c'est un peu cheap.

Les trois factions que vous pourrez rejoindre ont des avis souvent divergeant concernant l'Elex et la vision du monde en général.

Les Berserkers vivent dans un monde genre retour aux sources et aux valeurs du moyen-âge. Du coup, rien ne vaut une bonne vieille épée, et pas question d'entendre parler d'Elex et de technologie, tout cela est très clairement proscrit !

Les clercs sont à l'opposé : eux ne jurent que par la technologie et pensent que c'est elle, au contraire, qui peut sauver l'humanité. Ils sont également à fond dans la magie. Forcément.

Vous allez passer beaucoup de temps à bavarder histoire de faire avancer vos quêtes et en récupérer d'autres.
Vous allez passer beaucoup de temps à bavarder histoire de faire avancer vos quêtes et en récupérer d'autres.

Enfin, les hors-la-loi, c'est un peu les Mad Max de l'Elex, pour eux, la loi c'est que justement il n'y a pas de loi, alors va te faire foutre ok ?

Dans tout ce merdier, qui choisirez-vous ?

Moi, c'est Jax, et je n'ai pas de charisme


Votre personnage, c'est Jax. Pas possible de changer son nom, ou de changer sa sale trogne aussi expressive qu'un bouchon de Cristaline. Non, il va falloir se le coltiner et c'est dommage pour l'immersion parce qu'avec sa voix de gros bourrin (Vin Diesel, si tu nous écoute) à la con, on a vraiment du mal à accrocher.

Quelle faction allez-vous rejoindre ?
Quelle faction allez-vous rejoindre ?

De plus, notre homme est un Albe, c'est à dire une quatrième faction, de celle qui bouffe de l'Elex à longueur de journée pour finalement ne plus avoir de sentiments, mais être sacrément balèze.

Le soucis, c'est que vous avez été quasiment flingué par vos congénères et que l'Elex qui coulait dans vos veines s'est fait la malle, vous redonnant à nouveau des sentiments et vous permettent de vous mêler aux populations locales.

Moche


La réalisation d'Elex est bizarre, on n'a vraiment pas l'impression de jouer à un jeu sorti en 2017. Il est également très bizarre de passer d'un monde à la Mad Max à une forêt avec un village médiéval en bois au milieu ou une tour high-tech surveillée par des chars blindées de technologie.

C'est assez bizarre, et surtout pas vraiment cohérent, comme si on passait d'un jeu à un autre en fait.

Mais le vrai problème, c'est que le système de combat est lourdingue au possible et que la gestion de la difficulté est très aléatoire.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que traverser le monde d'Elex ne sera jamais une partie de plaisir.

Laborieux


S'il n'y avait qu'un mot pour décrire Elex, ça serait "Laborieux". Le jeu et son monde ouvert lâchent la bride au joueur. Cela serait certainement une bonne chose si tout n'était pas aussi chiant, dur, frustrant.

Non pas difficile dans le sens d'un Dark Soul, non, ici il faut sans arrêt tâtonner pour pouvoir progresser dans des missions qui sont loin de se limiter à aller battre du monstre.

Il faut également pas mal discuter, mais quand on ne monte que très très laborieusement ses niveaux - et donc sa persuasion, son intimidation, etc. On peine à débloquer les bons dialogues.

Les heures passent, et ce pauvre Jax ne semblent pas prêt à pouvoir monter ses niveaux et de venir le grand guerrier dont on rêve. Tant pis, on relance Skyrim, juste histoire de constater que l'on peut faire un jeu de rôles dans un monde ouvert totalement réussi.
à peine moyen

Elex

Lourd, mou du genou et déséquilibré en bien des points, Elex est un bide. Mais un bide qui fait mal au coeur, tant on a envie de s'attacher à cet univers bizarre fait de trois univers différents.

La note : 2/6 (à peine moyen)