Eschatos propose la première incartade de Qute et du développeur M-Kai dans le monde des shoot'em up sur la Xbox 360.

La sortie d'Eschatos sus Xbox 360 est assez originale. Pour le comprendre, il faut remonter en 2001. Qute, l'éditeur d'Eschatos, commercialise alors un accessoire génial pour la Wonderswan de Bandai : le WonderWitch. Cet outil n'est rien d'autre qu'un kit de développement pour la petite portable imaginée par Gunpey Yokoi !

Qute lance alors un concours entre 2001 et 2003, qui sera remporté haut la main par M-Kai, et donnera naissance au désormais légendaire (tant par sa qualité que de par son prix de revente) Judgement Silversword en 2004.

Eschatos sur Xbox 360.
Eschatos sur Xbox 360.

Les connaisseurs ne sont donc pas forcément étonnés de voir l'annonce de Qute en 2010, qui s'associe une fois de plus avec M-Kai afin de proposer un shoot, cette fois sur Xbox 360. Le jeu sort un an plus tard.

On commence déjà par la cerise sur le gâteau : Judgement Silversword se trouve sur la galette ! A ses côtés se trouve également Cardinal Sins, une variante du premier, encore plus orientée autour du scoring.

Passons maintenant à Eschatos, on peut se demander ce que donne le passage d'une petite console portable à l'artillerie lourde d'une Xbox 360. Visuellement, le jeu a du style, c'est épuré, mais ça ne fait pas non plus pitié pour autant. Le jeu use et abuse des effets de caméras. Globalement, le scrolling est vertical, mais il oscille entre des vues de trois quarts ou encore des plongées en profondeur dans l'écran. C'est assez déstabilisant au début, mais finalement plaisir sur la durée.

Le principe de jeu reprend les mêmes bases que celles de Judgement Silversword. Il n'y a pas de niveaux à proprement parler, mais des ères de jeu qui s'enchaînent sans temps morts. Cela donne à l'ensemble un côté très rythmé forçant le joueur à garder son sang froid à chaque instant. Si les premières ères de jeu sont très simples, lorsque l'on avance un peu on se retrouve avec une difficulté assez corsée et des tirs adverses partant dans tous les sens. Venir à bout des 26 Areas ne sera donc pas une mince affaire.

Eschatos mise clairement sur le score : chaque Area est très courte, et chronométrée, ce qui donne lieu à un substentiel bonus lorsque vous nettoyez l'écran assez rapidement. Le tout, en mode Normal, se base clairement sur le coefficient multiplicateur. On monte ce dernier en faisant des chaînes complètes des vagues ennemies.

Côté tir, c'est du grand classique : un bouton permet de ratisser large tandis qu'un autre permet de concentrer son tir, à la Cave quoi. Toutefois, le centre du gamplay réside dans le bouclier. Ce dernier s'active et se désactive à loisir, et se recharge lorsque l'on ne l'utilise pas. Il permet de se défendre, mais également de bousiller pas mal d'ennemis en leur fonçant directement dessus.

En dehors du mode Normal, on trouve un mode Time Attack qui ne vous laisse que 90 secondes pour faire un beau score, tandis que le mode Advanced reprend les bases du mode Normal, tout en boostant le coefficient multiplicateur et offrant pas mal de sensibilité de gemplay différentes, rendant l'ensemble beaucoup plus complexe à maîtriser.
moyen

Eschatos

Eschatos est un bon petit schoot, généreux tout plein.

La note : 3/6 (moyen)