Après un ESP Rade déjà bien mémorable sort ESPGaluda, l'un des manic shooters les plus emblématiques de ces dernières années.

Sorti en 2003 en arcade, ESPGaluda sort en 2004 sur Playstation 2, au japon seulement (une habitude chez Cave). On retrouve donc les personnages volants du précédent épisode.

Le gameplay reprend les bases de ce qui avait été posé dans Donpachi, c'est à dire un tir principal que l'on peut concentrer. Tapoter le bouton permet d'avoir un tir qui ratisse large mais qui s'avère moins puissant, avec des déplacements rapides du vaisseau.
Ce gameplay "à la Cave" est donc toujours aussi indétrônable car très confortable. Des ennemis partout ? On tapote le bouton et on se déplace rapidement. Un gros boss ? On reste appuyé sur le bouton, on se concentre et on évite au maximum les myriades de boulettes qui tapissent l'écran.

Espgaluda, quand le manic touche à la perfection...
Espgaluda, quand le manic touche à la perfection...

Car avec ESPGaluda, on comprend ce que veut dire danmaku - littéralement rideau de boulettes, terme utilisé au japon pour désigner les manics.
La console peine parfois un peu, mais au final, ces ralentissement sont plutôt bienvenus, car facilitant le jeu.

La finesse du gameplay ne s'arrête pas là. Deux autres fonctionnalités viennent pimenter un peu plus un titre déjà usant pour les nerfs du joueur.
En appuyant sur le rond, vous lancez votre bouclier. Plus vous restez appuyé dessus, plus vous absorbez les tirs ennemis pour au final balancer une énorme attaque, qui peut dévaster tout l'écran !
Le triangle permet de passer dans un mode secondaire, nommé "kakusei". Les boulettes deviennent alors roses et ralentissent. Le bouclier se déclenche automatiquement lors que vous allez vous faire toucher. Un mode qui permet de facilement se tirer de situations pénibles.
Mais attention ! Ces deux modes utilisent une barre de spécial qui se charge en récupérant les gemmes vertes laissées par certains ennemis. Ainsi, si votre jauge tombe à zéro alors que vous êtes toujours en mode kakusei, les boulettes deviennent rouges et s'accélèrent ! Pour la plupart d'entre nous, c'est la mort assurée.

Toutefois, il faut également savoir que le système de point se base principalement sur le mode kakusei, où les coefficients multiplicateurs augmentent en flèche. Car bien entendu, le système de scoring de ESPGaluda est très fin.

Graphiquement, c'est magnifique. La patte Toaplan est toujours bel et bien présente avec des sprites où les détails fourmillent, le tout avec un design particulièrement inspiré. Mention spéciale aux boss particulièrement réussis.
A certains moments, les développeurs se permettent quelques effets 3D. Sans oublier les soldats de certains niveaux qui explosent en grosses gerbes de sang !
Côté musiques, c'est assez particulier puisqu'on a une techno très typée boite de nuit. C'est d'un goût très discutable, mais on doit reconnaitre que cela rythme encore un peu plus l'ensemble.

Les cinq mondes que compte le jeu se passent assez facilement, principalement grâce à des crédits infinis. Mais les différents niveaux de difficulté permettent aux joueurs de tous niveaux de se faire plaisir.
A noter que pour vous dégouter, Cave a eu la bonne idée d'ajouter un DVD bonus avec un superplay du jeu...
culte, indispensable !

ESPGaluda

ESPGaluda est l'un des shoots les plus géniaux de tous les temps... Avec sa réalisation sans faille et son gameplay d'une finesse rarement vue, il fait partie des ces jeux auxquels il faut avoir joué au moins une fois dans sa vie !

La note : 6/6 (culte, indispensable !)