Derrière ce nom évocateur se cache un jeu avec des dragons, des princesses et des chevaliers. Votre rôle ? Leur faire vivre des aventures. Il va alors falloir faire preuve d’opportunisme…

Qu’est-ce qu’on trouve dans la boîte de Fairy Tile ?


Fairy Tile tient dans une boite relativement petite. Le matériel ne joue pas sur la quantité mais sur la qualité.

Car, bien rangées dans leur thermoformage, on trouve principalement trois figurines pré-peintes de taille correcte et très jolies. On plonge directement en enfance, et on anticipe le plaisir de les placer et les déplacer.

On trouve également des tuiles en carton bien épais et joliment illustrées ainsi que des cartes qui serviront d’objectifs pour les joueurs.

Le principe de jeu de Fairy Tile : un petit goût de Takenoko


Dans Fairy Tile, vous ne joue pas le Chevalier, la Princesse ou le Dragon… En fait, vous jouez les trois à la fois, selon vos impératifs… Comme tous les autres joueurs.

La mise en place initiale.
La mise en place initiale.

Au début de la partie, on distribue les cartes. Chaque carte correspond à un état des figurines sur le plateau : “La Princesse visite un château”, “Le Dragon visite la grande montagne (3 cases ou plus)”, “La Princesse rencontre le Chevalier dans la forêt”. Le but ? Être le premier à avoir joué toutes ces cartes !

Pour pouvoir jouer ces cartes, vous allez devoir faire en sorte de provoquer ces situations. Mais attention, vous ne pouvez avoir qu’une seule carte en main !

Pour ce faire, à votre tour vous aurez l’un des choix suivants :
Déplacer l’une des figurines
Ajouter une tuile dans l’aire de jeu
Placer la carte que vous avez en main sous votre pioche et retourner votre disque bonus
A la fin de votre tour, si l’état du plateau correspond à ce qui est décrit sur votre carte, vous la défaussez et piochez la suivante. Vous ne pourrez la jouer que lors d’un prochain tour.

Les trois figurines ne se déplacent pas de la même façon : la Princesse ne peut se déplacer que d’une seule case, mais peut sauter d’un château à l’autre ; le Chevalier se déplace de deux cases (mais obligatoirement deux, pas une seule !) ; le Dragon se déplace en ligne droite jusqu’à ce qu’il arrive au bord du l’aire de jeu.

Le placement d’une tuile de jeu est classique : vous prenez la tuile sur le dessus et vous devez la placer comme vous voulez, tant que les rivières ne sont pas coupées.

Au gré de la partie, on s'étale sur la table...
Au gré de la partie, on s'étale sur la table...

Si la carte que vous avez en jeu ne vous convient pas (ou si vous pensez qu’il vous faudra trop de tours pour pouvoir la jouer), vous pouvez choisir de la placer sous votre pile de cartes. Vous pourrez alors retourner votre pion bonus.

Activer son pion bonus vous permet de jouer une seconde action… Bef, de jouer deux fois. C’est particulièrement pratique et cela permet d’éviter toute situation de blocage.

Vers la fin de la partie, le jeu se tend puisque les cartes que l’on joue sont régulièrement des cartes que l’on a passé, et qui se révèlent souvent plus difficiles à jouer.

Le principe rappelle donc d'assez loin celui de Takenoko. Seulement ici, c'est beaucoup plus simple, et le fait de devoir jouer tous les objectifs change pas mal de choses dans les sensations de jeu.

Finalement pas si chaotique que ça


Avant de lancer la première partie de Fairy Tile, en regardant ça et là les articles et les annonces du jeu, j’avais peur que les parties soient trop chaotiques, que chacun joue de son côté au détriment des autres. Bref, j’avais peur que ça tourne en rond et que le hasard ne vienne trop souvent me bousiller ma partie.

Les figurines sont vraiment très chouettes.
Les figurines sont vraiment très chouettes.

Et bien en fait pas du tout ! Et les quelques fois où on revient en arrière et que l’un des autres joueurs persiste à vouloir jouer le même coup, cela enclenche un duel finalement souvent cocasse : qui va lâcher le morceau en premier ?

C’est notamment le cas à deux joueurs, où tout tourne très bien. C’est d’ailleurs la configuration la plus plaisante, le chaos étant limité à son minimum. Autant dire qu’à quatre autour de la table, ça part vite en foire à l’empoigne.

Cela est en grande partie dû au fait que l’on n’a que trois figurines et peu de types de terrains différents. De plus, le fait d’avoir un disque bonus qui nous permet d’activer un tour supplémentaire - et ainsi jouer deux fois de suite - va bien faciliter les choses.

On ne peut pas nier qu’il y a un facteur chance certain dans les parties de Fairy Tile, mais comme les parties sont rapides, cela ne pose aucun problème.

Au contraire, on prend plaisir à en lancer une seconde partie en espérant que, cette fois, les cartes seront de notre côté… Et comme on termine toujours à une ou deux cartes d’écart, on se dit qu’il n’y a pas que le facteur chance… Sauf si on est mauvais joueur.

Chaque carte objectif raconte une petite histoire.
Chaque carte objectif raconte une petite histoire.

Un jeu narratif ? En fait non.


Fairy Tile, dans sa notice, sur l’imaginaire de ses dessins et sur le texte des cartes, invite à raconter une histoire. Dans les faits, on se contente de tâcher d’atteindre les objectifs.

Cela ne nuit pas au jeu, mais sachez juste qu’il n’a strictement rien à voir avec un Il Etait Une Fois, et qu'il se rapproche beaucoup plus d'un Takenoko très simplifié.


Le tout se range parfaitement bien dans la boite.
Le tout se range parfaitement bien dans la boite.



Fairy Tile, un jeu pour 2-4 joueurs de Matthew Dunstan et Brett J. Gilbert, illustré par Miguel Coimbra, édité par Iello pour des parties d'environ 30min.
Age conseillé : 8+.
moyen

Fairy Tile

Fairy Tile est un jeu simple à expliquer et agréable à jouer. C’est une sorte de Takenoko très simplifié, sans toutefois devenir simplicité. Le hasard y a une place non négligeable, mais finalement moins que l’on pourrait penser.

La note : 3/6 (moyen)