Fear 2 n'a pas la prétention de révolutionner le monde du FPS, mais simplement de continuer sur la lancée du premier épisode. De ce côté là, le pari est clairement réussi.

Fear 2 est la suite directe de Fear premier du nom. Vous incarnez Michael Beckett, un soldat dont la vie va basculer lors de la gigantesque explosion qui clos le premier épisode de la série. Le titre de Monolith se base donc clairement sur son scénario, qui pousse le joueur à toujours aller plus loin au gré des quelques quatorze niveaux que compte le jeu.

L'idée n'est absolument pas de révolutionner le genre, mais de proposer un divertissement qui poursuit celui commencé avec le premier épisode, sorti en 2005.
On retrouve donc des mécaniques de jeu éprouvées mais ici vraiment bien huilées. Le rythme est excellent : les game designers ont su utiliser le meilleur des niveaux pour éviter les effets de couloir propres au genre. Fear 2 est donc à mettre au côté du premier épisode, et non des add-on plutôt moyens sortis entre temps.

Fear 2 sur Xbox 360.
Fear 2 sur Xbox 360.

Ainsi, on trouve de temps à autre des voyages en méchas ou aux commandes d'armes fixes à la puissance extrême. Tout cela entrecoupe de belle manière les phases de jeu.
L'action se veut nerveuse et les longueurs et redondances sont pratiquement absentes. Il vous faudra une dizaine d'heures pour voir le dénouement de l'histoire, ce qui est une durée de vie moyenne, mais correcte. Reste que la fin se fait un peu en queue de poisson, laissant clairement préfigurer un troisième épisode.

Voilà, c'est classique, efficace, mais finalement pas inoubliable. A trop se baser sur le premier épisode, les développeurs ont oublié ce petit quelque chose qui fait les grands jeux. Cette prise de risque, tant technique que scénaristique est absente de Fear 2, qui ne se voit pour l'occasion qu'à conseiller aux joueurs appréciant le genre.


Fear 2 ne fait pas dans la dentelle.
Fear 2 ne fait pas dans la dentelle.

bon petit jeu

Fear 2

Fear 2 est un bon FPS. Voir très bon. Il lui manque toutefois quelques éléments clé lui permettant d'éclore et rester dans la tête du joueur. Dommage, il était pourtant bien parti.

La note : 4/6 (bon petit jeu)