Un millénaire après la guerre de la Magie, l'Empire dirigé par l'empereur Gestahl, est parvenu à restaurer le pouvoir de la Magie pour asservir le monde..." A tout seigneur, tout honneur, un des meilleurs RPG de tous les temps arrive enfin dans sa déclinaison portable. Ce RPG, c'est bien sûr Final Fantasy VI.

Une fois n'est pas coutume, votre serviteur commencera ce test par un, ou plutôt deux coups de gueule. Tout d'abord, la relative indisponibilité de cette version GBA. Merci à Nintendo Europe pour être passé à côté de cette version qui obligera nombre d'entre nous à s'adresser à des ebayeurs peu scrupuleux.
Deuxièmement, l'absence du nom de Hironobu Sakaguchi, producteur exécutif et concepteur de tous les Final Fantasy jusqu'à son éviction de Square, du générique du jeu (le nom de Yoshinori Kitase ayant été mis en lieu et place de son nom). C'est beau la reconnaissance n'est ce pas ? Après cette atypique entrée en matière, voyons voir ce que cette énième version du jeu culte nous propose.

Je ne m'attarderai que peu sur les qualités intrinsèques du jeu, tout le monde les connait. Final Fantasy VI comblera le RPGiste le plus exigeant grâce à son scénario (un des plus fouillés qu'ait connu la série), ses personnages charismatiques, ses combats épiques et bien sûr, ses musiques composées de main de maitre par Uematsu-san. Quant à la réalisation, elle a tout de même vieilli, le titre datant tout de même de 1994, le tout n'ayant subi aucune retouche graphique.
Quid donc de cette version GBA? A vrai dire, une des seules ambitions de cette version Game Boy Advance et de permettre aux joueurs qui auront eu la chance de pouvoir l'acheter (j'insiste sur ce point) de pouvoir jouer à FF6 partout.

Et c'est vrai qu'il est particulièrement génial de jouer à ce mythe dans le bus, dans le métro ou aux gogues ! Les cut scenes apparues dans la version Pléstéchone ont évidemment été retirées, format cartouche et capacités de la GBA oblige.
Côté bonus, un donjon inédit à été codé pour cette version : l'antre des dragons. Enfin, petit plus non négligeable, Final Fantasy VI arrive en france, pour la première fois traduit dans la langue de Molière ! Les anglophobes seront aux anges ! Evidemment, certains seront peut être attachés à certains termes anglais (comme Espers par exemple) traduits, mais pas de panique, le jeu étant multilingue.

Des défauts ? Pas vraiment, si ce n'est qu'il est préférable de jouer sur une Game Boy Advance SP, une DS ou une Game Boy Micro que sur la GBA classic, certains endroits étant très sombres. On note aussi quelques ralentissements, ça et là mais rien de bien méchant.
culte, indispensable !

Final Fantasy VI Advance

Pour conclure, la version portable de Final Fantasy VI tient toutes ses promesses. Après tout, le jeu original étant mythique, comment pouvait il en être autrement? Evidemment, ceux qui possèdent la cartouche originale se poseront la question de la nécessité d'investir dans cette version GBA, mais le plaisir de jouer à FF6 partout est suffisamment élevé pour se laisser tenter.
Seul regret, l'indisponibilité chronique du jeu dans nos vertes contrées. Business is business, comme on dit !

La note : 6/6 (culte, indispensable !)