Difficile de toucher à un monument de ce genre sans s'attirer les foudres des puristes et autres passionnés... Tâchons de nous mettre tout de même à l'analyse de cette légende du RPG.

Vous incarnez Cloud, ou Clad, la version française ayant le mérite d'exister et de permettre de toucher un public bien plus large, mais en offrant de nombreuses erreurs et approximations.
Ex-Membre première classe du Soldat, le bras armé de la Shina (la World Company locale), il est maintenant un puissant mercenaire aux services du plus offrant. Le jeu commence sur un train approchant un réacteur Mako. La Mako est l'énergie vitale de la terre qui, utilisée par la Shinra, permet d'apporter l'énergie nécessaire au fonctionnement de l'humanité.
Certaines personnes sont contre ce type d'utilisation, qui vampirise la force de la terre. Avalanche, un groupe terroriste dirigé par l'impulsif Wallace, compte d'ailleurs saboter le réacteur Mako où se dirige le train avec l'aide de Cloud.

Rapidement, vous serez amené à rencontrer les principaux protagonistes du jeu : Tifa, une amie d'enfance de Cloud adepte des arts martiaux, et Aertih, un personnage énigmatique qui jouera un rôle prépondérant dans l'aventure.
On passera sur la suite des évènements, afin de laisser le plaisir de la découverte à ceux qui n'auront pas encore forcément essayé le jeu. Sachez juste que le scénario est d'une profondeur énorme, et que vous allez rester méchamment scotché à votre manette.

Le légendaire Final Fantasy VII.
Le légendaire Final Fantasy VII.

Car Final Fantasy VII bénéficie d'un excellent rapport entre le gameplay, le déroulement de l'action et le scénario. Les amateurs de bastons seront donc aux anges tandis que ceux qui jouent pour le scénario n'auront pas à faire trop de leveling pour pouvoir progresser sans trop se prendre la tête.
Le monde mis en place reste sur la lancée de Final Fantasy VI, avec un monde oscillant entre heroic-fantasy et science fantasy. Déstabilisant à l'époque, cette représentation type est depuis utilisée très souvent.

Côté réalisation, la puissance de la Playstation permet un changement graphique radical. Exit la 2D, place à des personnages 3D dans des décors en 2D. Cela permet de très beaux environnements. Par contre, les personnages sont assez dépouillés visuellement.
Le fait qu'il soit en SD (Super Deformed) n'a pas plu à beaucoup de puristes de l'époque. Ils reprochaient à cette représentation d'être trop puérile pour un jeu qui ne l'est pourtant pas.
Pas du tout ? Si, un peu tout de même. Final Fantasy garde cette touche un peu niaise par moment, avec un côté à l'eau de rose parfois un peu irritant. Heureusement, ce côté n'entrave jamais la puissance émotionnelle du titre dans ses moments clés.

Le jeu est entrecoupé de séquences en images de synthèse. Aujourd'hui elles ont pris un sacré coup de vieux, mais à l'époque, c'est du jamais vu, marquant une fois de plus le savoir-faire technique incontestable de Squaresoft.
Musicalement, c'est une fois de plus sublime. C'est toujours Nobuo Uematsu qui est aux commandes. Les possibilités de la Playstation permettent ici d'avoir des musiques encore plus riches, qui restent gravées dans la tête du joueur bien longtemps après avoir terminé le jeu.

Le système de combat est classique, mais apporte un certain nombre d'originalités, faisant de lui l'un des meilleurs du genre.
On joue toujours au tour par tour, avec jusqu'à trois personnages en même temps à gérer. Chacun a une jauge qui monte en fonction de ses aptitudes, lui permettant d'effectuer une action. Ce principe, repris aux précédents épisodes, apporte un bon dynamisme.
Mais ce qui marque le plus est sans conteste les Matérias. Ces sphères de couleur permettent de lancer des magies et d'acquérir ou renforcer certaines habilités. Il est en plus possible de les combiner, permettant de faire des recherches durant des heures pour trouver LA combinaison ultime !
Enfin, le système de Limites - reprise aux Desperation Atticks de Final Fantasy VI - apporte encore un peu plus de finesse. Si sur Final Fintal Fantasy VI ces attaques spéciales puissantes ne se déclenchaient que rarement, et uniquement lorsque le personnage n'avait presque plus de points de vie, ici c'est une jauge qui monte, pour lancer une grosse attaque une fois qu'elle est remplie.

Final Fantasy VII, le meilleur RPG du monde ? Difficile à dire. Dans tous les cas, il est sans risque d'affirmer qu'il fait partie des meilleurs.
Car si pour beaucoup il est le meilleur, c'est peut-être parce que c'est le premier RPG à avoir connu un grand succès en Europe. C'est également le premier Final Fantasy à sortir officiellement en France. Du coup, on a forcément un capital sympathie plus élevé pour ce genre de jeu.
Final Fantasy VII se dispute le statut de meilleur épisode de la série avec son prédécesseur. Pourtant, beaucoup moins de gens se sont essayés à cet opus, difficile à se procurer en France (car pas sorti chez nous), et disponible uniquement en anglais.
Laissons donc la question en suspens en nous contentant de nous faire plaisir avec ces deux valeurs sûres.

A noter que les versions Européenne et américaine ont été retouchées par rapport à l'épisode japonais, sorti en hâte pour les fêtes de fin d'année 1996. Une version International sortira peu de temps après pour corriger ces petites lacunes.
culte, indispensable !

Final Fantasy VII

Un grand merci à vous, Monsieur Hironobu Sakaguchi, pour cette pièce maitresse dans le monde du RPG. Relevant le défi de faire un jeu à la fois profond, complexe et paradoxalement très abordable, Final Fantasy VII fait partie des légendes du RPG, que tout joueur doit essayer au moins une fois dans sa vie.

La note : 6/6 (culte, indispensable !)