Gigawing nous revient dans un second épisode, toujours adapté de l'arcade, toujours sur Dreamcast.

Si le gameplay n'a pratiquement pas évolué, la réalisation, quant à elle, n'a rien à voir. On est passé d'une 2D assez fine à une 3D tout aussi fine qui autorise des effets visuels beaucoup plus vertigineux.

Les boulettes sont toujours légions, tellement même que les ralentissements sont vraiment nombreux, surtout lorsque l'on joue à deux. Sachant qu'il est même possible de jouer à quatre, vous imaginez le bordel ambiant et les ralentissements qui en découlent durant une partie ! Très fun, mais passablement brouillon.

Gigawing 2 passe à la 3D, avec encore plus de boulettes.
Gigawing 2 passe à la 3D, avec encore plus de boulettes.

Brouillon, le mot est lancé. C'est l'impression qui submerge le joueur durant la traversée des quelques niveaux que compte le jeu. Manic à bouclier, Gigawing 2 vous imposera de rester appuyé sur le bouton A pour lancer votre bouclier et déclencher un tir locké bien plus puissant que votre tir habituel. Le principe fait un peu penser à Layer Section, mais vu qu'il faut charger le bouclier l'espace d'une petite seconde avant de lancer la protection puis l'attaque, cette façon de jouer est clairement propre à la série.

On dispose bien entendu de mega bombes, mais ceux qui sauront réellement apprivoiser le jeu ne les utiliseront pas à outrance. Il faut anticiper les passages difficiles pour lancer son bouclier au bon moment. Le jeu vous envoie même de gros bonus lorsque vous l'utilisez exactement quand il faut.
Dans les options, il est possible de désactiver les voix des joueurs, c'est une excellente chose car ils hurlent dès qu'ils lancent une smart bomb... "spike bombaaaaaaa", ce qui vous gavera passablement, et surtout très rapidement.
On regrette par contre que le jeu soit si court, d'autant que les continues sont infinis.
Excellent !

Gigawing 2

Gigawing 2 pousse le vice encore plus loin dans ce nouvel épisode. Encore plus de boulettes, un mode de jeu à quatre de folie, bref, un jeu ultra bourrin qui demande à être apprivoisé avant de se séparer de l'image brouillonne que l'on ressent au premier abord.

La note : 5/6 (Excellent !)