Le premier du nom, en 2D. Il avait été pas mal descendu par la critique à l'époque y compris lors de sa sortie sur CPS2, tout simplement parce qu'il n'était pas en 3D. On passe donc rapidement sur cet aspect puisque la réalisation, bien qu'en 2D, est tout à fait acceptable.

Ce qui gène beaucoup plus c'est l'aspect brouillon du jeu, les tirs arrivent dans tous les sens et parfois il n'y a vraiment pas de passage. Il faut donc faire un peu comme dans R-Type et apprendre par coeur pour anticiper les tirs, ce qui deviens très vite contraignant, surtout pour un manic où c'est plutôt les réflexes qui sont demandés. De plus, cela ne suffit généralement pas, et il faut alors utiliser une des particularités du jeu.

Cette particularité, c'est le bouclier que l'on peut lancer, mais il demande de l'anticipation : les tirs ennemis arrivent tellement vite que même avec les meilleurs rélfexes du monde il impossible de se protéger tant le bouclier est lent. Une preuve de plus qu'il faut apprendre certains passages par coeur.

Gigawing : le manic à bouclier dans toute sa splendeur.
Gigawing : le manic à bouclier dans toute sa splendeur.

Car oui, Gigawing pose les bases d'un type bien particulier de manic shooters : le manic à bouclier. Devant tant de nuées de tirs, il n'y a pas d'autre choix que de se protéger, même si le hit point est minuscule. Cela demande une vision sélective encore différente pour le joueur.

On fait donc rapidement le newbie en se protégeant avec des attaques 'grosses bombes'.
On peut d'ailleurs noter qu'il n'y a pas l'aspect horrible du second épisode : quand on lance cette attaque spéciale, le personnage ne dit rien, contrairement à l'épisode suivant où c'est sans arrêt du "spike bombbaaaaaaaaa". Horripilant.

Après pas mal d'entraînement, on se rend compte que le jeu demande beaucoup de compétences. Un timing très précis déjà, pour savoir quand lancer le bouclier et savoir quand il est chargé.
Ensuite, beaucoup de doigté, pour éviter les nombreuses boulettes. Et enfin, un gros aspect bourrin, parce qu'après tout, il faut aussi savater du vilain non ?
bon petit jeu

Gigawing

Bref, ce qui pêche dans Gigawing, ce n'est pas sa réalisation en 2D, mais son côté brouillon et bordélique qui ne conviendra pas à tout le monde. Posant les bases du shoot à boucliers, Gigawing lance une école à laquelle on adhère... ou pas.

La note : 4/6 (bon petit jeu)