Pas facile la vie de mouton ! Surtout quand on est de couleurs différentes ! Du coup, forcément, c’est la guerre, et seuls les plus nombreux vont l’emporter...

La Guerre des Moutons n'est pas le jeu le plus connu de Philippe des Pallières, puisque ce dernier est l'auteur de l'incontournable Loups-Garous de Thiercelieux.

Dans La Guerre des Moutons (appelé Wooly Bully en version anglaise), vous allez devoir construire le plus grand enclos qui vous permettra de disposer du plus grand nombre de moutons en fin de partie. Le soucis, c’est que vos adversaires vont vouloir faire de même… et certainement vous mettre des bâtons dans les roues.

Le principe


La Guerre des Moutons se joue de deux à quatre joueurs. En début de partie, chaque joueur pioche une tuile qui définira la couleur de ses moutons. A ce moment du jeu, seul le joueur concerné connaît sa couleur. Le jeu commence donc avec des identités cachées.

Chaque joueur pioche ensuite quatre tuiles dans le petit sac de toile. Chaque tuile étant recto-verso, on les tient dans le creux de la main. Il est donc assez sympa, en début de partie, de jouer franc jeu ou de bluffer, histoire de brouiller les pistes sur votre couleur de jeu.

La Guerre des Moutons.
La Guerre des Moutons.

A son tour, chaque joueur pose une tuile afin que ses bords se positionnent en continuité avec ceux des tuiles déjà posées. Ensuite, il pioche autant de tuiles que de bords en commun avec des tuiles déjà posées. On peut ainsi piocher entre une et quatre tuiles lors de son tour (mais bon, pour quatre tuiles, on imagine bien que ça n’arrive que très rarement).

Le loup et le chasseur


On trouve également des tuiles “loup” et d’autre “chasseur”. Forcément, entre l’un et l’autre, l’entente n’est pas particulièrement cordiale.

Si vous placez un loup dans une forêt près d’un troupeau, ce dernier ne pourra pas concourir pour le sacre du plus grand troupeau ! La seule chose à faire pour son propriétaire, c’est de poser une tuile chasseur, qui va se charger du loup. Mais encore faut-il qu’il en ait une...

Entre moutons, l’union fait la force


A tout moment du jeu, il est possible de révéler son identité. Cela vous permet de poser notre tuile berger et de bénéficier des quatre moutons qu’elle comporte. Cela vous permet en outre de rejouer. C’est assez sympa car, au bout d’un moment, on fini par comprendre la couleur de chacun, facilitant la pose de cette sorte de joker.

Enfin, le premier joueur à arrêter bénéficie d’un nombre de point bonus. Cela fait que certaines parties peuvent se révéler très courtes. Dans la pratique, ce n’est pas forcément le cas… Il n’est pas évident de savoir quand s’arrêter car, même si on a déjà terminé son enclos, on se dit qu’il est possible de pourrir la vie des autres adversaires. Parce que tout de même, on ne va pas les laisser gagner non ?

Les illustrations sont vraiment top !
Les illustrations sont vraiment top !

Vous avez de grandes mains ? Tant mieux !


Les illustrations de La Guerre des Moutons sont particulièrement rigolotes et agréables. On pourrait croire que le jeu s’adresse à un jeune public, pourtant il pourra également plaire aux adultes.

Surtout que, quand on est adulte, on a de grandes mains, et que ça sert bien dans la Guerre des Moutons. Au fil de la partie, les tuiles s’accumulent dans notre main, si bien qu’il est souvent assez fastidieux de les passer en revue sans les mettre sous le nez de nos adversaires. C’est d’autant plus vrai lors du jeu à deux, souvent plus stratégique, mais faisant terminer la partie avec de nombreuses tuiles entre les doigts.

L’ensemble est relativement lassant après quelques parties, malgré la variété de tuiles proposées.


La Guerre des Moutons, un jeu pour 2-4 joueurs de Philippe des Pallières, illustré par François Bruel, édité par Asmodée pour des parties d'environ 30min.
Age conseillé : 7+.
moyen

La Guerre des Moutons en quelques mots

Sorti deux ans après Carcassonne, La Guerre des Moutons à bien du mal à s’imposer comme un indispensable du jeu de tuiles. Toutefois, pour ceux qui aiment le genre, il propose pas mal d’aménagements qui le différencient de ce que l’on pourrait considérer comme son “modèle”.

La note : 3/6 (moyen)