La première Tivi Pad, mettant Pac Man à l'honneur, a grandement contribué à prouver que la déferlante de jeux vidéo nostalgique des années 2000 peut aussi avoir des retombées économiques non négligeables. Avec près de 250 000 unités vendues dès la première année de commercialisation, le principe consistant à ressortir des hits vieux de près de trente ans n'est alors pas près de s'éteindre.

En témoigne cette nouvelle édition, toujours commercialisée par Lansay sous licence Namco, avec cette fois la compagne de notre boule jaune favorite : Mrs Pac Man. Tout comme son aînée, cette nouvelle machine se présente sous la forme d'une manette tout en un au look délicieusement rétro. Là où la première faisait réellement penser à une borne d'arcade en miniature, cette nouvelle mouture prend un peu plus de libertés et affirme un look tout aussi ancré dans les années 80', mais avec une petite touche la rendant encore plus sympathique visuellement.
Les habitués ne seront pas dépaysés. La boîte reste la même : difficile à ouvrir, et avec des noms dans tous les sens – au point de ne pas savoir quel est la dénomination exacte de cette chose tant les logos et autres marques se font nombreux sur le carton.
Une fois la chose sortie de son écrin avec moult précautions (eh oui, les collectionneurs aiment garder les boîtes en bon état), on se la pose d'instinct dans la main gauche, le pouce ergonomiquement positionné sur le gros bouton rouge tandis que la main droite teste avec délice les cliquetis émis par le stick... Mais heu... Il faudrait la brancher avant...

La Tivi Pad Mrs Pac Man.
La Tivi Pad Mrs Pac Man.

Après quatre piles LR6 insérées et les prises RCA branchées (encore une fois, pas d'embout péritel, c'est toujours aussi dommage), on allume enfin la bête.
L'écran de crédits passe, sobrement écrit en noir et blanc, pour arriver sur la page permettant de choisir le jeu parmi les cinq proposés. Par défaut, c'est bien entendu Mrs Pac Man, au milieu, qui est sélectionné. Une fois lancé, on se rend compte que les graphismes sont bien issus de la version arcade. Après quelques minutes de jeu, le stick tient parfaitement en main et le personnage répond tout aussi bien. Toujours aussi addictif, la petit boule jaune, qu'elle dispose d'un petit noeud ou non, reste une valeur sûre.
Pour revenir à l'écran de menu, la touche Reset est toujours présente, mais il y a eu tout de même du progrès ! Elle sert aussi de pause. S'affiche alors un menu permettant de choisir de continuer le jeu ou de quitter pour l'écran titre. Encore un petit détail qui a son importance.

Passons maintenant à Pole Position. Cette fois la maniabilité est toute autre. La manette dispose de deux boutons : un gros et un petit. Ici, c'est le gros qui sert à accélérer tandis que le petit sert à changer de vitesse. Rien de bien compliqué puisque nous n'avons que deux vitesses : Hi et Lo. Le tout apporte sa dose de finesse pour pouvoir réellement prendre son pied. Au niveau des coups de volant, c'est encore une fois très bien pensé. Puisque l'on ne dispose pas du volant qui était utilisé sur la borne d'arcade originelle, il faut tourner le haut du stick pour s'apercevoir que l'on peut changer la direction de sa voiture de façon analogique !
Avec cette maniabilité aussi géniale – pour un jeu de 1982 entendons-nous bien – ce sont des heures de plaisir qui s'annoncent au compteur pour l'un des premiers jeux de voitures à avoir réussi la prouesse de fournir au joueur les prémices des sensations de pilotage.
Galaga propose une maniabilité bien plus classique : on bouge de droite à gauche avec le stick et on tire avec le gros bouton rouge. Space Invaders avait initié la vague, Galaga la transcende et, encore maintenant, prouve que ces jeux n'ont finalement pas tant vieilli que cela. Eviter les ennemis qui arrivent par salve à grand coups de tirs, passer de tableau en tableau, le principe est toujours aussi grisant à relever.

La boite de la console, toujours aussi difficile à ouvrir proprement.
La boite de la console, toujours aussi difficile à ouvrir proprement.

Après l'ancêtre, on passe à la vitesse supérieure du shoot'em up avec Xevious, l'un des premiers shoots à scrolling horizontal. On a deux types de tirs : le principal, dans les airs, et la bombe (avec le second bouton), qui doit être tirée de façon anticipée pour pouvoir prendre en compte le temps de chute avant l'explosion.
Avec un grand plaisir, on se rend compte que le stick utilisé est d'une qualité bien meilleure que celui de la première version de Tivi Pad. Le tout répond au doigt et à l'oeil sans problème.
Mappy est très certainement le jeu le moins connu de la bande. Mix entre Pac Man et Lode Runner, il vous faut ramasser des items dans une maison sans vous faire attraper. La maison disposant de plusieurs étages, il vous faut pour les atteindre sauter sur des trampolines. Attention aussi aux portes fermées, qui ne peuvent s'ouvrir que d'un seul côté ! Sans arriver à la maestria des deux classiques su-cités, Mappy tire bien son épingle du jeu.

Avec cette manette, Lansay a bien réussi son coup. On regrette toujours de n'avoir que cinq jeux, mais ces derniers sont tout simplement excellents. Et s'ils ont vieilli techniquement, le plaisir de jeu lui, n'a pas pris un pli.
De plus, le matériel utilisé pour cette nouvelle manette tout-en-un est de bien meilleure qualité que la précédente. Ici si vous perdez, vous n'aurez qu'à vous en prendre à vous même, le stick est cette fois bien fabriqué.
L'une des meilleures – si ce n'est LA meilleure console manette du genre.


La notice, très sommaire.
La notice, très sommaire.

Lansay Tivi Pad Mrs Pac Man côté technique

Prix d'origine : 40 euros