Le Metal Gear tel que tout le monde l'attendait sur PSP est enfin arrivé ! Exit le Tactical RPG des Acid, place au vrai Metal Gear, en 3D temps réel.
4/6bon petit jeuLe scénar prend place juste après le troisième épisode, au début des années 1970 donc. Les niveaux sont assez courts et petits, pour pouvoir coller aux capacités de la PSP. Cela ne gène pas énormément, même si cela réduit le sentiment d'immersion ; d'autant que les textures sont loin d'être riches. Il en résulte un jeu un peu trop étriqué, avec une mauvaise impression de bâclé une fois que l'on en a vu le bout - si tant est que l'on en ait la patience.
Les phases de dialogues utilisent le style de dessins connu de la série pour un effet BD vraiment sympathique. Ce scénario est toujours aussi intéressant, et porte une fois de plus le jeu à bout de bras.
L'originalité de ce volet tient au fait de la possibilité d'enrôler des soldats. Vous pouvez ainsi les assommer et les ramener à votre camion afin de les enrôler un peu plus tard dans votre équipe, et ainsi élaborer des groupes d'espions, de chercheurs et de médecins qui vous aideront dans votre aventure. Ces aides se traduiront par de nouveaux objets ou de nouvelles capacités.
Cet effet Pokemon est plutôt bien vu, et vous donne envie de faire plusieurs fois certains niveaux pour recruter du monde et se composer une équipe solide.

Enfin un vrai Metal Gear sur PSP...
Même scénaristiquement, cette idée est bien pensée : la plupart des soldats que l'on croise sont des mercenaires. Ils ne sont donc pas liée par une idée forte mais par l'argent. En enrôlant ceux qui sont mécontents de leur situation, on s'en fait immédiatement des alliés. Pour d'autres, il faudra les laisser assez longtemps en prison pour qu'ils viennent enfin vous prêter main forte... Des méthodes autoritaires ? Le scénario ne revient jamais sur cette façon de faire pour le moins discutable.
L'infiltration est toujours aussi prépondérante, mais la difficulté assez élevée de certains passages souligne les faiblesses de la portable de Sony : avec un seul stick analogique, lors des phases d'actions il est quasiment impossible de s'y retrouver... Les crises de nerfs seront donc nombreuses pour ceux qui veulent voir le bout de l'aventure.
Au final, ce MGS n'est pas aussi énorme qu'on le dit, surtout en regard avec ce qui s'est fait sur consoles de salon.
La faute à un système de combat pas évident pour la PSP, mais le soucis vient plus de Sony que de Konami finalement. Un bon jeu, mais loin d'être inoubliable.
Nico