
Le NCD Explora 701.
La gamme explora, chez Network Computing Devices, correspond à une ligne de clients légers (également appelé thin clients). Alors que le NCD Explora 400 propose une solution Windows, le NCD Explora 700 se tourne plutôt du côté d'Unix, tout en proposant des capacités plus étoffées.
Nous sommes donc dans le principe du client léger. A l'origine de l'informatique il n'y avait que des gros ordinateurs, pilotés par des terminaux. Avec l'avènement de la micro-informatique sont arrivés les postes clients, qui n'avaient plus besoin de se connecter à un serveur pour récupérer la puissance de calcul nécessaire pour travailler. Le reseau ne servait plus alors qu'à stocker des données, mais pas à apporter une puissance permettant un traitement.
Les années 1990 sont marquées par une période de recul, un retour en arrière des grands parcs informatiques où les administrateurs réseau croulent sous la maintenance des postes sous Windows, très peu fiables et donc gourmands en ressources humaines pour les maintenir en état.
L'arrivée des clients léger fait le pont entre les deux méthode. Un client léger est un micro dépouillé du maximum de choses afin de faire baisser au maximum le coût de production. Il nécessite un serveur afin de pouvoir récupérer ses données, mais dispose d'un processeur, de mémoire vive et d'une carte graphique lui permettant d'être autonome.

L'écran de boot du NCD 701.
Le NCD Explora 701 est le top de la gamme 700. Il dispose d'un système d'exploitation intégré très limité nommé NCDware. Il permet entre autre d'effectuer les réglages de base de la machine grâce à la commande se
. Un sous couche de ce système est nommée X Server. A ne pas confondre avec l'interface graphique de Linux, c'est en fait la couche réseau, chargée de récupérer les données et de permettre l'utilisation de la machine dans des environnements Unix ou Windows par exemple.
Dès le lancement, la machine va se connecter sur le serveur afin de récupérer ses données et proposer l'écran de login. L'utilisateur doit alors taper son identifiant et son mot de passe pour arriver sur son interface. Le tout se fait sous NCDware, peu importe que le serveur soit sous Windows ou autre, les données envoyées sont traduites avant.
Graphiquement, c'est très limité, on est bien loin d'un OS tel que MacOS ou Window, mais c'est tout de même mieux que les terminaux encore très en vogue en entreprise à l'époque.
Au niveau des branchements, on a beaucoup plus de choses que sur un poste client classique. On se rapproche même de ce que l'on trouve sur un micro-ordinateur normal. Ainsi, outre la prise d'alimentation, on a une prise pour la souris et une pour le clavier (au format mini-DIN compatible PC), un port parallèle 25 broches, un port série, une prise VGA et deux prises réseau, une ethernet 10/100 base T et une 10 base 2.
Il est tout de même possible de brancher un lecteur de stockage : un emplacement permet de mettre un lecteur de disquettes ou un lecteur de cartes au format PCMCIA.
La machine fonctionne grâce à une alimentation externe et ne fait pas de bruit, ce qui est très appréciable.
D'un point de vue collectionneur, cette machine n'est pas vraiment intéressante. Impossible à lancer sans avoir un serveur derrière, elle ne présente qu'un intérêt historique, marque d'un retour en arrière plutôt incongru d'une informatique décidément très apte à suivre certaines modes.