Overlord revient pour toujours plus de parodie d'heroic-fantasy.

Le premier Overlord avait marqué les joueurs qui s'y étaient essayés : incarner le mal et semer la terreur, voilà une idée bien plaisante. Certes, certains softs comme Dungeon Keeper avaient eu l'idée bien avant, mais c'est toujours intéressant, notamment au niveau du traitement.
Derrière le scénario se trouve Ryana Pratchett, la fille de Terry Pratchett, l'illustre auteur des Annales du Disque Monde (Discwolrd en jeu vidéo et en VO). De quoi donner le ton : c'est idiot, rigolo, et très anglais.

Le scénario est la suite presque directe du premier épisode. On ne vous racontera pas la fin du premier Overlord, mais sachez qu'ici, vous incarnez son fils. Le début du jeu fait d'ailleurs penser à celui de Fable II, en beaucoup plus marrant. Vous trouverez bien vite possession de votre pouvoir d'Overlord pour entamer l'asservissement du monde, face à des elfes aux allures de hippies particulièrement grotesques et à une civilisation romaine passablement décadente. Le tout sous les conseils avisés de Biscornu, qui est à nouveau de la partie.

Avouez que votre Overlord a la classe, non ?
Avouez que votre Overlord a la classe, non ?

Le gameplay reste le même. Cette gestion à la Pikmin vous permet d'envoyer quatre types de larbins au casse-pipe. Les bruns sont de bon guerriers, résistants et un peu couillons sur les bords. Les rouges sont de joyeux pyromanes, les verts puent mais sont paradoxalement plus furtifs tandis que les bleus savent nager et peuvent guérir les autres larbins.
Chacun dispose de quelques aptitudes supplémentaires, mais ce n'est pas ça qui va révolutionner le genre.

Côté nouveautés, on peut maintenant piloter certains bâtiments, comme un navire qui va vous permettre de pénétrer dans la cité des elfes.
De même, vos larbins peuvent chevaucher des animaux, les rendant beaucoup plus puissants.

Le jeu se veut très axé réflexion. Malheureusement, cette réflexion n'est pas toujours d'une logique innée, et beaucoup d'énigmes se résolvent en se baladant dans des niveaux au level design assez complexe. Cela ne plaira pas à tout le monde, notamment à ceux qui cherchent le fun sans se prendre la tête. De ce côté, le jeu demande un certain investissement de la part du joueur qui n'est pas forcément bienvenu.

Techniquement, c'est clairement un cran au dessus du premier épisode. Le tout est beaucoup plus fin. Les temps de chargement entre les niveaux sont par contre assez longs, mais c'est certainement le prix à payer pour avoir des textures aussi fines. Globalement, on peut affirmer que Overlord II est la suite directe du premier. Il n'apporte pas grand chose de nouveau, mais joue la carte du "plus" sur bien des points, à l'exception de l'humour, certes toujours présent mais moins barré que dans le premier.
La durée de vie est bonne, avec environ 20 heures pour en voir le bout.
bon petit jeu

Overlord 2

Entendre les larbins piailler et chanter fait clairement partie des grands plaisirs d'Overlord II. Malheureusement, son côté parfois trop prise de tête aura raison de l'implication de pas mal de joueurs. Les autres y trouveront un bon compris entre action et réflexion.

La note : 4/6 (bon petit jeu)