Auteur d’Agricola, Uwe Rosenberg a créé une foultitude de variantes de son jeu à succès. Alors quand il arrive avec un nouveau concept, nommé Patchwork, on demande à voir.

Le matériel


La boîte de Patchwork n’est pas très grosse, mais contient pas mal de matériel. Deux plateaux personnels et un plateau pour les scores, mais surtout un grand nombre de pièces correspondant à des formes géométriques.

Le carton utilisé est robuste et de bonne qualité, laissant augurer un grand nombre de parties. Le tout est très bien illustré : c’est coloré tout en restant lisible. Le prix proposé (une petite vingtaine d’euros) en fait un jeu très abordable.

Patchwork, un jeu qui ne fait pas dans la dentelle


Oui bon, excusez-moi pour le titre. C’était juste pour dire que le thème de Patchwork ne vous parlera pas forcément… C’était en tout cas mon cas, contrairement à ma femme qui est feutrière.

Dans tous les cas je vous rassure : peu importe le thème, la mécanique est assez efficace pour que l’on apprécie d’y jouer, que l’on aime la couture ou pas. Et puis je vous vois venir bande de fans de jeux vidéo : ces petites pièces disséminées en cercle autour du plateau de jeu, ça ne vous rappelle pas furieusement un certain Tetris ?

Tout plein de pièces à placer sans faire de trous !
Tout plein de pièces à placer sans faire de trous !

Maintenant que vous avez la musique mythique du jeu Game Boy dans la tête, passons aux règles du jeu.

Comment fait-on un patchwork ?


Pour les mécréants de la couture - dont je fais partie - un patchwork est un ensemble de pièces de tissu cousues entre elles pour en faire des bandes plus grandes qui serviront à faire toute sortes de choses, dont des vêtements. L’objectif était de réutiliser les chutes. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme !

Dans Patchwork, on commence par placer chacune des pièces de formes géométriques variées dans un grand cercle autour de la table. Au centre, on place le plateau des points. Ensuite, chacun des deux joueurs prend un plateau de jeu qui lui servira à poser ses pièces.

La monnaie du jeu, ce sont des boutons, tout simplement. On commence la partie avec cinq d’entre eux. A son tour, on peut dépenser des boutons afin d’acheter l’une des trois prochaines pièces qui se présentent dans le cercle, dans le sens des aiguilles d’une montre.

Le joueur place ensuite sa pièce sur son plateau de jeu, en tâchant de ne pas faire de trous ! Il regarde ensuite l’icône de sablier sur la pièce qu’il vient d’acheter et avance son pion du nombre de cases correspondantes sur le plateau de score. Si, au passage, il passe par dessus une case “bouton” il récupère autant de boutons qu’il y en a sur les pièces de son plateau de jeu. Les pièces de jeu que vous achetez peuvent présenter entre 0 et 3 boutons. Bien entendu, cela influencera leur prix d’achat !

Le plateau d'un joueur en fin de partie.
Le plateau d'un joueur en fin de partie.

Une fois que les deux joueurs sont arrivés au terme du plateau de score, on compte les points. On compte les boutons que l’on a en caisse bien entendu, mais il faut également en retirer deux par case restée vide sur son plateau de jeu personnel ! Autant dire que les plus mauvais pourront terminer avec un score négatif.

Plaisir à deux...


Oui, Patchwork se joue à deux joueurs uniquement. C’est d’ailleurs marqué en très gros sur la boite. Les éditeurs semblent avoir un peu de mal à nous proposer des jeux à deux. On peut donc se réjouir de voir arriver un nouveau représentant du genre dont les mécaniques fonctionnent aussi bien.

Patchwork, c’est également un patchwork de mécaniques. Il faut anticiper, tâcher de bloquer l’adversaire, pouvoir placer les formes géométriques sur son plateau de jeu, bref, c’est très varié et les parties s’enchaînent très bien, sans lassitude.

Allez-vous acheter cette pièce comportant plein de boutons mais totalement biscornue, au risque de faire un trou béant sur votre aire de jeu ? Cette autre pièces coûte bien moins cher, mais elle va vous coûter beaucoup en temps, laissant à votre adversaire le loisir d’acheter plusieurs pièces… Patchwork est bien plus qu’un casse-tête à deux.


Patchwork, un jeu pour 2 joueurs de Uwe Rosenberg, illustré par Klemens Franz, édité par Fun Forge pour des parties d'environ 30 min.
Age conseillé : 8+.
Excellent !

Patchwork en quelques mots

Patchwork, malgré un thème à priori peu intéressant, est un excellent jeu à deux. Les mécaniques fonctionnent vraiment bien, en faisant un jeu que l’on ressort régulièrement avec plaisir.

La note : 5/6 (Excellent !)