Rétrospective de ma collection, et par là même de la communauté vidéoludique. J'espère que cela ne fera pas trop égocentrique ^_^

Un article un peu nombriliste au premier abord, mais j’espère que cela ne vous rebutera pas trop. J’y parle de mon expérience et mon parcours dans le monde du retro-gaming. C’est un peu long, mais j’avais beaucoup de choses à dire !

Je viens de passer le cap des quatre cent machines. Lorsque j’ai débuté, il y a quelques années – c’était en 1996 ou 1997, je ne me souviens plus très bien – je ne pensais même pas qu’il était possible de collectionner ce genre de choses. Passionné de jeux vidéo depuis ma plus tendre enfance, ma mère me disait récemment que je ne voyait même pas passer le ballon de foot juste à mes pieds, trop absorbé que j’étais dans mes parties endiablées de Game & Watch…

Balbutiements
Je suis un fan de brocantes, j’aime cette ambiance léthargique qui se transforme vite en effervescence le dimanche matin à 6h, l’excitation de faire LA découverte, armé de sa lampe torche, les pieds humides de la rosée du matin. Toute cette étendue de stands qui n’attendent que d’être chinés sous toutes les coutures. C’est aussi une belle perspective de ballade : étant natif de la Nièvre et sévissant plutôt dans l’Yonne, Auxerre et sa région, le moins que l’on puisse dire c’est que la région de Bailly est bien agréable. Il est ainsi plus facile, et moins frustrant, de rentrer bredouille. On a au moins le souvenir d’une bonne ballade. A cela s’ajoute les deux grand messes annuelles que sont Aillant-sur-Tholon et Mezilles. Avec leur millier d’exposants chacune, les étés sont toujours animés.
C’est ainsi qu’au hasard d’un stand, je trouvais une Master System, une des consoles qui m’a le plus marqué étant enfant (allez savoir pourquoi). Je ne me souviens plus exactement combien j’ai pu l’acheter, mais certainement pour une bouchée de pain. Il s’en est suivi une Super Nintendo, et une Megadrive, que je n’avais jamais pu avoir. Au détour d’une autre brocante, d’un autre stand, je trouve des consoles dont je ne connais pas l’existence, avec une Intellivision par exemple. C’est en contemplant la dizaine de machines qui commençaient à prendre de la place dans ma chambre que je me suis rendu compte que j’avais commencé une collection. « ça se collectionne ça ?!? ». Je pensais être le seul excentrique à faire cela. Tombant de plus en plus sur des machines qui m’étaient inconnues, je décidais de faire des recherches sur le net pour avoir un peu plus d’infos. Si maintenant on trouve des informations – même sommaires – sur presque toutes les machines sorties, il en était tout autre il y a quelques années. Je tombais ainsi sur les premiers sites français de retrogaming : MO5, le 8 bit computing Museum (qui deviendra plus tard old-computers), et bien entendu Silicium. Ces sites étaient déjà très bien remplis, et proposaient déjà de grandes richesses informatives. Néanmoins je n’arrivais pas à trouver tout ce qui m’intéressait vraiment, c'est-à-dire des données historiques, que l’on me parle des jeux, de l’accueil du public envers la machines, etc, et pas seulement des données techniques.

Un début de communauté
C’est pourquoi je lançais ce site, Obsolete Tears, durant l’année 1999. Le nom originel est Consollection, un nom repris dans les Puces Informatiques, qui constituait à l’époque le seul magazine en kiosque qui abordait ce que l’on allait appeler le retro-gaming. Ceux qui seront passés par hasard sur ce petit site en html hébergé par Club Internet se rappelleront de sa lisibilité très moyenne et de son fond version herbes de prairie en folie… Une erreur de jeunesse que j’ai un peu trop tardé à modifier.
A noter que Obsolete Tears dans sa vieille version n’a rien à voir avec le site Consollection actuel. J’ai échangé quelques messages bien sympas avec son webmestres, mais je n’ai pas participé à sa création.
Une des choses qui m’a encouragé dans ma démarche, est un mail que j’avais envoyé au courrier des lecteurs de Joypad, avec ma signature en fin de message, et auquel les gars m’avaient répondu qu’il mettraient un petit encart dans le magazine au sujet de mon site. Quel plaisir de voir ses effort récompensés par ce mini article !
Mais avant Obsolete Tears, un autre site m’a réellement mis le pied à l’étrier : vous imaginez bien que c’est le Club 8 bit. Initié par Olivier Boisseau, alors webmestre de 8 computing museum, le club 8 bit était tout simplement le forum des collectionneurs de vieux ordinateurs et vieilles consoles français. J’ai eu la chance de tomber dedans à ses début. Arrivant au 200ème message environ, j’ai pu faire la connaissance des collectos, comme on les appelles, déjà présents. Philippe Dubois, René Spéranza, Nicolas Sapin, David Winter, François Houste, Romuald Liné, Fabrice Montupet, Jacques Meuli… Autant de personnes dont vous avez certainement entendu le nom et peut-être même rencontré, qui sévissaient déjà sur ce forum préfigurant la communauté rétro française.
Je me souviens des choses que l’on tentait d’imposer aux nouveaux arrivant, pour des raison d’éthique : se présenter, plutôt utiliser son vrai nom qu’un pseudo, et surtout, éviter de parler d’argent… Cela peut faire doucement rire maintenant que notre petit monde à bien grandi et que l’on trouve des vieilles machines et vieux jeux dans les magasins de jeux vidéo actuels. Il en était tout autre à l’époque, et beaucoup se disaient passionnés plutôt que collectionneurs. On tombait même dans la recherche historique. Je me souviens d’un poste de Nico qui demandait combien de jeux vidéopac étaient sortis. Ses recherches ont grandement contribué à en savoir plus sur le format initié par Philips au début des années 1980.
Pour revenir à la question d’argent, comme encore beaucoup de machines nous étaient inconnues, nous avons décidé de créer une liste de rareté. Des posts enflammés ont alors eu lieu, sur la question de faire une liste de prix ou de rareté. Le prix étant tellement fluctuant, nous avons donc lancé l’Initiative List, hébergé chez Nico, qui était remise à jour par chacun d’entre nous et constituait premièrement une liste des collectionneurs français (on en comptera une vingtaine… oui, seulement une vingtaine), et une liste des consoles et micros. Avec premièrement la rareté, et deuxièmement la liste des collectionneurs avec des croix pour les machines qu’ils possèdent (ce qui nous aidait à savoir si on devait ou non prendre une machine en double dans une brocante par exemple).
De mon côté, je trouvais de plus en plus de matériel et de jeux. Au départ je me cantonnais au consoles, croyant que les ordinateurs étaient trop chers. Après m’être renseigné sur des Atari ST et autres Amiga, je me suis bien vite aperçu que les prix étaient les mêmes. J’ai donc pu m’attaquer à un autre énorme morceau, composés des centaines de formats que composait la micro-informatique du début des années 1980.
La plupart des choses que je récupérais alors provenaient de brocantes, qui composaient mes brag (terme anglais que nous utilisions sur le club 8 bit, rapporté par Nico des forums US qui décrivait ce que l’on ramenait de nos recherches). Eh oui, déjà on trouvait beaucoup de choses a échanger, mais je n’avais pas assez de matériels et de doubles assez intéressants pour conclure régulièrement des échanges. Il me faudra attendre pas mal de temps avant de prendre des doubles en brocantes, trouver une seconde, voir une troisième fois ou plus des machines ou jeux que j’ai déjà.
Un règle est alors assez étonnante. Je me souviens que je cherchais assidûment une Vectrex. Il était impossible d’en trouver sur le net à prix raisonnable : les Puces Informatiques avaient fait une cote (de prix, ce qui avait suscité beaucoup de réactions négatives sur le club), où la Vectrex était fixée à 800 francs. Un prix totalement fantaisiste, mais qui à contribué à faire monter énormément le prix de cette console mythique, qui se doit de figurer dans toute collection. J’en ais finalement trouvé une à 40 francs en brocante, pour en trouver deux autres dans le mois qui suivit. Ceci n’est qu’un exemple, mais lorsque l’on cherche ardemment une machine, il n’est pas rare de galèrer pendant des mois pour finalement en récupérer plusieurs à la suite. Une étude pourrait être à faire là-dessus.
Aujourd’hui, la plupart de mes nouvelles acquisition viennent d’échange, de dons ou du net, en achat sur des sites d’enchères. Plus on a de choses, plus on cherche du difficilement trouvable. A partir de ce moment, il est difficile de trouver ce que l’on cherche en brocante. Personnellement je n’ai jamais vu de matos Nec ou SNK au détour d’un stand de vide-grenier.

Des autistes ?
Les informaticiens et les fans hardcore de jeux vidéo passent pour des autistes. Que de dire des collectionneurs si ce n’est pire ? Pour beaucoup de gens du club 8 bit, une passion n’à réellement lieu d’être que si elle est partagée. Nico avait même posté un message comme quoi il n’en serait certainement pas là, avec autant de connaissances et de matériel si le club n’avait pas existé.
Certaines personnes sont ainsi devenues des amis. Et parfois dans des conditions un peu incongrues. Je me souviens d’un message de Fabrice qui me disait qu’il fallait que l’on se rencontre, puisqu’il était de la Nièvre lui aussi ! Le pire est que nous sommes de la même ville, mais qu’il a fallu que nous nous rencontrions par le net ! Et ce n’est qu’un exemple.

Pourquoi faire des échanges uniquement sur le net ? Silicium y avait déjà longuement réfléchi et avait lancé le Vieumikro. Se déroulant à Toulouse, c’est le premier meeting de collectionneurs en France. Je m’y suis rendu pour la première fois en 2001, avec Fabrice. Quelle excitation de rencontrer toutes ces personnes avec qui on discute presque tous les jours sans les voir ! Le week end est toujours très chargé, avec ses airs de nuit blanche. Vous pouvez d’ailleurs voir quelques comptes rendus dans les dossiers des manifestations, ici même.
Le Vieumikro se déroule à Toulouse, ce qui me fait faire sept heures de route pour m’y rendre. Partant du constat qu’il n’y avait pas de manifestation de ce genre plus dans le nord de la France, j’ai décidé d’en organiser une. C’est ainsi que son nées les Infoticaires. Il existait déjà la Jaguar Connexion, qui en était à ses balbutiements, mais que je ne connaissais pas encore.
Le nom d’Infoticaires vient d’une discussion sur le club8 bit (encore lui), où on se demandait comment on pouvait bien appeler un collectionneur de vieux ordinateurs ou de vieilles consoles. Parmi les quelques dénominations proposées, David Winter avait lancé l’idée d’infoticaires. Mais cela ne correspondait pas vraiment… contrairement à celui d’une manifestation.
La première année, très peu d’exposants étaient présents, mais que des gens qui sont depuis devenus des amis. Le bouche à oreille aidant, les Infoticaires sont devenues un peu plus connues, drainant plus de monde chaque année. Il va bientôt falloir pousser les murs de la salle des fêtes de la petite commune de Courcelles !
Au sujet de l’organisation de ce genre d’événement, cela n’est finalement pas si difficile, pour peu que l’on ait une association derrière. Pour le cas des Infoticaires, c’est la FLMC (Fédération de Libération du Multimédia Campagnard), une association dont le but est la vulgarisation de la micro-informatique dans la campagne nivernaise, qui s’en occupe.
Ce qu’il est important de retenir dans ce genre d’évènement, c’est l’ambiance. Ce n’est absolument pas une bourse d’échange, même si des échanges ou des ventes ont lieu. Ici, on échange une passion, des informations, on boit et on mange ensemble (certains boivent surtout), on discute, et pas seulement de notre passion. Le fait de bien se connaître tisse des liens d’amitiés qui font parfois chaud au cœur. Il n’est pas question non plus d’étaler ses plus belles machines pour frimer auprès des copains. Je prendrais pour exemple le concours de beauté de Silicium qui dégénère chaque année, et principalement pour l’année 2004 où le but était plus de descendre en flèche la machine présentée que de dire qu’elle valait vraiment le coup.

Multi Forums
Actuellement, on trouve plusieurs communautés dans le monde des collectionneurs, certaines s’ignorent tandis que d’autres cohabitent dans la joie et la bonne humeur. C’est ainsi que les gens de Silicium et MO5 ont toujours été proches (malgré quelques petits accrochages ponctuels dû au lancement parfois conjoint de nouvelles fonctionnalités, on ne reviendra pas là-dessus), mais d’autres comme Yaronet se retrouvent avec joie dans les forums et même en vrai dans les manifestations.
Comment, du club 8 bit, sommes-nous passés à plusieurs forums ? Il n’y a pas d’explication unique, mais je peux essayer d’apporter une partie d’explication.
Le club 8 bit, qui cumule aujourd’hui près de 3500 messages, n’est plus. Tout du moins, il est devenu depuis quelques mois une liste de diffusion. Pourquoi ? Parce qu’il était déjà mort. Il a connu un dernier sursaut de vie lors de l’annonce par Olivier de sa fermeture, chacun y allant de sa petite larme sur tout ce qui avait pu s’y passer. Une sauvegarde en a été faite, pour la pérennité, car il fait maintenant partie de l’Histoire avec un grand H. D’un commun accord, tout le monde avait décidé de laisser tomber le club 8 bit lors de l’ajout de publicités trop intrusives de la part de Yahoo sur ses forums. Ainsi, Silicium et MO5 ont lancé quasi conjointement un forum… Difficile alors de choisir où aller. Beaucoup ont donc choisi de faire les deux. Dans la pratique, et avec le recul, c’est Silicium qui a drainé plus de monde… La cause est très certainement technique, car le forum PHPBB est plus imposant et plus fonctionnel que le forum de MO5. Qu’à cela ne tienne, notre petit Chris adoré apporte régulièrement de nouvelles pierre à l’édifice MO5 ! Avec par exemple des petites annonces très consultées (mais peut-être pas assez policée, du goût de pas mal de collectionneurs), ou une gestion en ligne de sa collection et de son matos disponible à l’échange.
Ensuite pour les autres, c’est simple : des forums se sont créés, sur des sites, comme Gros Pixels, et d’autres de groupes de potes comme Yaronet, les gens responsables de la Jaguar Connexion.
Chaque forum a ainsi sa mentalité. Silicium est axé franche déconnade. Pas question de mettre les machines sous verre, là-bas, on teste, on tripote, on bidouille. D’autres forums sont plus axés collectionneurs, plus sérieux dirons-nous. Personnellement j’apprécie énormément le forum de Silicium pour ce qu’il est : des gens qui ne se prennent pas au sérieux, qui connaissent la valeur des choses sans pour autant la souligner sans arrêt.

Souvenirs, souvenirs
Mais pourquoi collectionner ce genre de choses ? On pourrait aussi se poser la question de pourquoi collectionner… Comme je l’ai dit plus haut, j’ai commencé la collection sans m’en rendre compte, poussé par une passion dévorante, parfois même un peu trop.
Mais que dire de l’émotion ressentie lorsque l’on trouve une console à laquelle on a joué pendant des heures, ou sur laquelle on a bavé, regardant d’un œil brillant d’envie les magazines de l’époque ? Je me souviens de l’énorme plaisir que j’ai eu en voyant une Microvision posée en vrac sur le stand d’un brocanteur. Cette machine, je la recherchais sans en connaître le nom, mon voisin l’ayant eu y il a quelques années, mais cette dernière étant passé à la poubelle depuis bien longtemps déjà !
Autre bon souvenir, celui où je devais me rendre au CDDP (Centre De Documentation Pédagogique) de Clamecy, le responsable m’ayant appris qu’il avait des ordinateurs dans la cave qui allaient certainement finir à la poubelle. Une fois arrivé et discuté un peu, nous sommes descendus dans une cave sans lumière, ou je n’ai pu que deviner un gros monobloc, comprenant un petit écran, l’unité centrale et le clavier. Juste à côté j’en devine un deuxième. Ils se révèleront être des IBM 5120 et 5322, des mini-ordinateurs pratiquement introuvables.
Toujours dans le même genre, et toujours à Clamecy, je me trouvais avec l’ancien responsable du club Microtel. Les vieilles machines du club avaient été sauvées par ses soins et entassées sous l’escalier de la nouvelle salle informatique. Il commence par me sortir quelques PC de marque Goupil, ce qui était déjà sympathique. Mais en creusant plus loin, on a remonté le temps… Pour sortir un superbe Goupil 2 et sa belle robe rouge, ainsi que deux Tavernier, des ordinateurs que le responsable avait monté lui-même à la grande époque de la revue Haut Parleur et des articles de Christian Tavernier. Nous étions trois dans la voitures, et pour charger le tout, il nous a fallu empiler les écrans et unité centrales sur le pauvre Tom qui se trouvait à l’arrière !
Et que dire de mon premier Mega CD 2, trouvé en brocante ? Le cœur se met à battre plus vite, on s’efforce de n’avoir l’air de rien et de demander nonchalamment le prix… pour finalement passer l’après midi à jouer à une console qui nous a fait baver.
Etant plus jeune, j’ai dû subir les idioties d’associations soi-disant puritaines comme Familles de France, et leur pseudo combat contre les jeux vidéo et les crises d’épilepsie. Je n’avais donc droit qu’à une console en même temps. Si j’en voulais une autre, je devais revendre la première, et ainsi de suite. Le tout en faisant consciencieusement des pauses d’un quart d’heure toutes les deux heures pour éviter l’épilepsie tant médiatisée. Je me souviens d’un bouquin sorti sur le sujet qui n’était qu’un tissu de mensonges, un ramasse merde surfant sur la mode du moment. D’autres avant moi avaient dû faire face à la précédente crise, celle de la tendinite Space Invaders. C’est un éternel recommencement.
Aujourd’hui, le jeu vidéo commence seulement à prendre ses lettres de noblesse, la console pouvant trôner à côté du magnétoscope et du lecteur de DVD sans paraître déplacée. Un progrès qui n’en est qu’à ses débuts je l’espère.

Nostalgique ?
Alors nostalgique de cette époque bénie où l’on trouvait des Aquarius à 10 francs, des cartouches de présérie Atari 2600 pour 5 francs pièce ou encore une NeoGeo AES en boîte avec un jeu pour 299 francs ? Oui et non. Il fallait aussi voir la tête des vendeurs, quand on leur disait que l’on collectionnait ce genre de choses. Certains auraient même valu la photo !
S’il fallait se battre il y a quelques années pour faire de la sauvegarde du patrimoine, cette dernière est maintenant acquise, tout du moins pour les machines grand public. Reste la sauvegarde du patrimoine en général, c'est-à-dire l’histoire, les jeux et tout ce qui y touche en général. Reste aussi un bon bout de chemin à parcourir au niveau de l’entrée dans les mœurs de ce genre de choses. Silicium et MO5 on évolué dans leur façon de voir les choses, commençant à prendre des contacts avec la BNF (Bibliothèque Nationale de France), pour commencer à préparer le terrain pour un réel musée de l’informatique et des jeux vidéo, tandis que des association comme SPI tâchent de vulgariser le retro-gaming, avec des meetings de ship music par exemple.
Il n’y a qu’à voir le nombre de retro-consoles qui sortent, avec Atari et sa TV Games, ou Namco et sa mini borne Pac Man. Ce qui était jusque là un produit pirate devient quelque chose avec un réel potentiel lucratif. Il y a du bon et du moins bon là dedans.
Les efforts sont loin d’être terminés, et si on peut regretter la médiatisation de notre passion, on ne peut pas regretter le fait que l’on puisse la partager avec toujours plus de monde. C’est étonnant de voir une site comme Obsolete Tears cumuler en moyenne 250 visites par jour pour un sujet aussi particulier, et en langue française.

Je me souviens du ‘’mythe’’ PhilDub, qui accumulait plus de quatre cent machines dans son appart à Paris. Je ne pensais jamais arriver jusque là, pourtant c’est maintenant chose faite. Comme quoi les choses vont parfois beaucoup plus vite qu’on ne le pense… Tout cela pour vous dire que si vous estimez que vous n’avez pas beaucoup de machines avec les quelques dizaines qui s’étalent chez vous, ne vous inquiétez pas, dans quelques années vous pourrez vous aussi manquer cruellement de place pour entasser le fruit de plusieurs années de recherches.