A la fin des années 1980, le genre RPG était clairement sous-représenté en Europe. Pourtant, grâce à Sega, nous avons pu goûter à Phantasy Star là où Squaresoft snobait déjà le public européen en ne laissant son Final Fantasy sur NES qu'à la portée des joueurs américains et japonais.
6/6culte, indispensable !Nous sommes en 3240 (enfin, d'après la jaquette, d'après le jeu c'est 320...). Vous incarnez Alis, qui voit son frère mourir sous ses yeux. Ce dernier a découvert que le gouvernement était corrompu et ce terrible secret lui aura fait perdre la vie.
Le coeur empli de vengeance, Alis va tâcher de trouver l'homme dont vous a parlé votre frère avant son dernier souffle afin de continuer sa quête. C'est certes classique, mais c'est tout de même beaucoup plus mâture qu'un Final Fantasy de l'époque, et surtout bien plus scénarisé.
Phantasy Star est très original. Il va piocher ça et là des références pour faire un tout cohérent et surtout unique. Alors que la plupart des RPG - Final Fantasy et Dragon Quest en tête - jouent la carte de l'heroic fantasy, il joue la carte du futur. De plus, il reprend la vision subjective et le déplacement case par case des RPG à l'américaine (comme Dongeon Master par exemple). Autant dire que le papier à petits carreaux va bien vous servir, car bien entendu le jeu ne propose pas de système de carte.
Les combats y sont par contre aléatoires, comme dans un RPG sauce japonse. Le tout avec point d'expérience et leveling, bien entendu.

Phantasy Star sur Master System.
Le système de combat est simple. Au tour par tour, vous décidez d'attaquer, utiliser la magie (pour le personnage qui le peut), ou utiliser un objet (futur oblige, les items de soins sont du "cola" ou un "burger"). Il est assez étonnant de voir la barre de vie de l'adversaire, cela donne une certaine dose tactique supplémentaire au tout, voir quelques sueurs froides pour les combats les plus difficiles.

Un RPG old school qui a très bien vieilli.
Les phases de jeu sont donc variées. Déplacement sur une carte en vue de dessus, cave en vue subjective, et enfin, lorsque vous perlez à des personnage ou entrez dans des maisons, à nouveau une vue subjective fixe. Le tout est très bien réalisé et parfaitement pensé pour la
Master System.
Tout comme Zelda sur NES, le jeu dispose d'une pile de sauvegarde. Il est en plus possible de sauvegarder quand on veut, ce qui est vraiment pratique.
A noter que le jeu est en anglais, comme la plupart de ces jeux à l'époque.

Les déplacements dans les donjons sont en vue subjective !
Avec son mélange d'éléments américains et japonais, ce RPG, premier volet de la célèbre série Phantasy Star, est une claire réussite. RPG mythique, il a certes pris un coup de vieux, mais constitue la base d'une série qui connaîtra son apogée sur Megadrive pour très durement retomber par la suite.
Nico