Le Philips Video Writer 250 est une machine obscure. A priori c’est un équivalent du PCW d’Amstrad chez Philips. C’est donc tout simplement une machine de traitement de texte.
Tout comme la firme au crocodile a adapté son CPC en version light, Philips a adapté sa technologie choppée chez Microsoft du MSX – ou du MSX2 – pour en faire une machine simple à utiliser et permettant de taper des textes.
D’extérieur, le Video Writer 250 ressemble à un four à micro onde. Lorsque l’on s’approche, on se rend compte que la porte du four en question n’est autre qu’un écran protégé d’une plaque de plastique, le tout certainement pour éviter de s’user les yeux. L’écran est tout en largeur, et parfaitement adapté à la saisie. Ainsi, le texte vient sur les trois quarts de la partie gauche tandis que les menus et options se trouvent dans la partie de droite. Le système d’exploitation propriétaire est stocké sur une disquette 3.5 pouces. On ne trouve qu’un seul lecteur, les sauvegardes se font donc sur le même lecteur, voir sur la même disquette pour les plus fainéants d’entre nous. Une imprimante thermique intégrée permet de sortir directement sa prose. Les cartouches d’encre sont assez marrantes : extérieurement, on dirait des cassettes audio.
La machine est pénible à démonter, ce qui pose des problèmes pour voir un peu ce qu’elle a dans les tripes. A priori, elle est architecturée autour d’un Z80, ce qui étaie la thèse que c’est un dérivé de MSX. Le tout est de savoir si Microsoft a donné son accord pour sortir une telle machine.
Une bestiole assez étonnante, et donc forcément intéressante historiquement, même si à l’utilisation, elle se révèle totalement inutile de nos jours. Entre son petit logiciel intégré et la dernière version connue de Word ou d’Open Office, on se rend compte du chemin parcouru.

Philips Video Writer 250 côté technique

Microprocesseur : Zylog Z80
Vidéo : Ecran utilisant uniquement une résolution texte de 132 colonnes.
Son : Un beeper
Prix d'origine : Environ 5500 francs