Cette exclusivité Playstation 3 sort dans un relatif anonymat. Le résultat est pourtant à essayer, car pour le moins original.

Alors que Rayman Legends est sur toutes les lèvres et au bout de toutes les manettes, Sony nous balance un jeu nommé Puppeteer. Pourtant, le moins que l'on puisse dire, c'est que la plates-formes est un genre qui n'a plus vraiment le vent en poupe en 2013 ; voir sortir deux représentants si dignes de leur catégorie en si peu de temps est donc une vraie bénédiction.

Sauf que la comparaison avec le titre d'UbiSoft s'arrête là, Puppeteer ayant des caractéristiques qui lui sont propres. La première, c'est qu'il s'inspire du monde du théâtre, et plus particulièrement de ce lui des marionnettes. Tous les aspects du jeu sont ainsi concernés.

Puppeteer sur Playstation 3.
Puppeteer sur Playstation 3.

La narration, très humoristique et typiquement anglaise, fait des merveilles. La version que j'ai pu tester était en anglais intégral, je ne sais donc pas ce que donnera la version française. Reste que dans la langue de Shakespeare, le résultat est juste parfait.

On a ensuite des graphismes aussi originaux qu'inspirés, jouant sur les niveaux de profondeur, comme le font les décors d'un théâtre. La musique - du classique - vient parfaire cette ambiance en forme de conte de fée qui aurait bouffé par inadvertance un petit morceau de la folie d'un Étrange Noël de Monsieur Jack de Henry Selick.

Quant au gameplay, il va également s'adapter au support, en proposant tantôt une progression en vue de côté, mais également des changements de tableaux très originaux et allant en profondeur de l'écran.

Le press kit de Puppeteer.
Le press kit de Puppeteer.

Vous incarnez le petit Kotaro, dont l'âme a été volée par un infâme Ours Lunaire. Vous n'avez d'autre choix que celui de partir récupérer les douze éclats de lune qui vous permettront de retrouver votre âme. Le tout sous la direction d'une vieille sorcière aussi capricieuse qu'autoritaire.

En perdant votre âme, vous perdez également votre tête. Du coup, vous allez devoir jongler entre plusieurs, chacune vous donnant des pouvoir particuliers. Cela vous permet également d'avoir des vies de rechange : à chaque fois que vous êtes touché, vous perdez votre tête. Vous n'avez alors que quelques secondes pour la récupérer avant qu'elle ne disparaisse, sous peine d'avoir à en utiliser une autre issue de votre stock. Et si vous n'en avez plus, c'est une vie en moins !

Pour attaquer, vous volez au méchant Ours Lunaire une paire de ciseaux magiques. Ces derniers peuvent découper dans pratiquement n'importe quoi, et constituent ici le principal élément de gamplay. Autant dire que vous allez tailler dans le vif !

Par moment, cela rappelle Little Big Planet, avec un univers très différent, mais tout aussi solide. La maniabilité ne plaira certes pas à tout le monde, tandis que le challenge n'est pas forcément très élevé, le jeu se destinant à priori aux plus jeunes. En revanche, la durée de vie est plus qu'honorable, avec une bonne dizaine d'heures pour en voir le bout.

Il est également possible de jouer à deux, en utilisant le PS Move. On est alors loin de la folie d'un Raymans Legends, mais il y a tout de même de quoi se fendre la poire.
Excellent !

Puppeteer

Puppeteer est une très bonne surprise. Le monde mis en place est très bon tandis que la narration frise le génie. Le gameplay est plus moyen, bien que pas forcément si banal que cela.

La note : 5/6 (Excellent !)