The Sentinel, vous vous souvenez ? C'était en 1986, sur les micros de l'époque, un jeu de Geoff Crammond complètement révolutionnaire, par ses graphismes 3D d'une part et d'autre part pour son concept novateur... En 1998, soit douze ans plus tard, la Sentinel ressort le bout de son nez sur Playstation et PC avec Sentinel Returns...

Tout d'abord, il est très important de saisir le concept du jeu, mais il est très difficile à comprendre tant qu'on a pas le clavier entre les mains. Je vais quand même tenter d'expliquer : dans une immense carte 3D, vous êtes un robot tout en bas de la carte, sur le point le plus bas, et sur la plus haute cime se dresse la Sentinel, gardien effrayant de ce monde microscopique (en effet, pour entrer dans chaque niveau, on se sert d'un microscope, et chaque map est représentée par une minuscule sphère)

Le but ? Simple (en apparence) : vous devez aspirer l'énergie de la Sentinel sans qu'elle ne vous aspire la vôtre... Facile ? Et bien non justement, car pour aspirer l'énergie de la Sentinel, vous devez d'abord vous déplacer, ou plutôt vous "télétransporter" de case en case, d'endroit en endroit, afin d'atteindre un point assez proche de la Sentinel pour pouvoir lui absorber son énergie. Et pour vous télétransporter, vous avez vous même besoin d'énergie...

Sentinel Returns, un must du casse-tête !
Sentinel Returns, un must du casse-tête !

Cette énergie est disséminée à travers le niveau sous la forme de différents objets tels que des arbres, des rochers, des bases robots, entre autres... Une fois que vous avez aspiré l'énergie nécessaire pour vous télétransporter, vous sélectionnez un point sur la carte (la distance dépendra de la quantité d'énergie que vous avez absorbée) et c'est parti !!! Il faut ainsi prendre un soin extrême à l'endroit ou l'on se place, de façon à ne pas se placer bêtement en plein dans le champ de vision de cette damnée Sentinel, qui vous fera d'ailleurs recommencer tout le niveau si elle absorbe votre énergie...

Voilà donc en gros le principe du jeu. C'est tout bête mais extrêmement innovant et applicable à l'infini (ou quasiment). Oui, je dis ça parce qu'il faut savoir que le jeu comporte la bagatelle de 650 niveaux (mais il n'a toujours pas rattrapé son grand frère, The Sentinel, qui cumule à peu près 10000 niveaux...). La durée de vie est donc vraiment énorme et même avec les sauvegardes il y en a pour un sacré bout de temps.

Pour ce qui est de la version PlayStation, elle est en touts points similaire à la version PC (un poil moins belle quand même) mais on sent que c'est un jeu PC à la base car on navigue au curseur... Niveau jouabilité c'est donc moins réjouissant, alors qu'avec la souris sur un bon petit Win98 ça tourne impeccable.

Alors, au niveau style de jeu, c'est assez spécial, autant prévenir que tout le monde n'aimera pas. C'est de la réflexion pure et dure, qui ne laisse pas de place (ou pratiquement pas) à l'erreur, et ça tourne parfois à la stratégie pas piquée des vers dans certains niveaux ou vous êtes particulièrement à découvert (non, rien à voir avec votre compte en banque).

Personnellement je trouve ce jeu absolument excellent. Il n'a pas le charme oldies du premier épisode, mais s'en sort plus qu'admirablement. La musique de John Carpenter, composée spécialement pour l'occasion, est absolument excellentissime, et colle parfaitement à l'ambiance oppressante du jeu. Pour conclure, je dirais que chaque fan de jeu de réflexion se devrait d'avoir ce jeu chez lui.
culte, indispensable !

Sentinel Returns

La version PC commence à être un poil difficile à dénicher, si vous la voyez, jetez vous dessus ! Quand à la version PlayStation, elle vaut surtout le coup si vous avez une souris mais peut très bien se jouer sans. De plus, on la trouve parfois à trois fois rien sur les brocantes, ce qui est intéressant, rien que pour les pistes audio que l'on a l'agréable surprise de trouver lorsque l'on insère le CD dans un lecteur de salon.

La note : 6/6 (culte, indispensable !)