Sheepland est le premier jeu des auteurs de Tzolk’in. C’est joli comme tout, et en plus il y a des moutons.

Un jeu qui envoie du mouton


J’adore le visuel des jeux édités par Cranio Creations. Sur Sheepland, Giulia Ghigini fait encore une fois un chouette travail. La couverture est superbe, et les moutons ont l’air totalement cons.

Bref, après Dungeon Fighter (également publié chez Cranio), c’est une fois de plus le visuel qui m’a attiré vers Sheepland, plus que pour ses mécaniques. On se retrouve ici avec un jeu de contrôle de territoire, dans lequel chaque joueur incarne un berger qui va tenter de récupérer un maximum de moutons sur ses terres.

Sheepland, comment ça marche ?


Chaque joueur commence avec une certaine somme d’argent. Durant le jeu, il n’est pas possible de gagner à nouveau de l’argent. Il faudra donc faire avec ce que l’on a.

A son tour, chaque joueur va pouvoir effectuer trois actions : déplacer son berger, acheter une tuile (qui correspond à un acte de propriété), ou déplacer un mouton d’un pré à un autre. Bien entendu, ces investissements et déplacement ne peuvent se faire qu’en fonction de la place de votre berger sur le plateau.

Le plateau de jeu.
Le plateau de jeu.

A chaque fois qu’un joueur déplace son berger - et c’est obligatoire une fois par tour - il place un pion “clôture” sur l’emplacement qu’il vient de quitter. S’il se déplace sur une case adjacente, le déplacement est gratuit ; sinon, il coûte une pièce. Sachant que personne ne peut se déplacer sur une case “clôture”, le choix des déplacements se restreint de partie en partie.

Lorsqu’il n’y a plus de pions “clôture” dans la pioche, on lance le dernier tour, avant de faire le décompte des points.

On prend ensuite chaque tuile “acte de propriété” et on compte le nombre de moutons dessus. A cela, on ajoute l’argent qu’il nous reste. Le joueur le plus riche remporte la partie et devient le meilleur berger du monde !

C’est sympathique mais...


Le plateau de jeu est très lisible, les règles sont simples, et le jeu fonctionne plutôt bien. Le problème, c’est qu’une fois la partie terminée, on n’a pas forcément vraiment eu l’impression de bien maîtriser grand chose.

Toute la stratégie tient en un point : acheter des tuiles où se trouveront le plus de moutons. Le truc, c’est que l’un et l’autre prennent des actions de jeu. Il faudra donc la jouer finement.

Les tuiles que l'on peut acheter.
Les tuiles que l'on peut acheter.

Chaque “acte de propriété” correspond à l’un des six types de terrains que compte le plateau. On peut acheter quatre tuiles de chaque type. Du coup, il est tout à fait possible de partager les mêmes objectifs entre les joueurs.

Cela apporte certes de la variété à l’ensemble, mais je ne sais pas, l’ensemble manque de fun, sans être vraiment ennuyeux pour autant.


Le pion premier joueur.
Le pion premier joueur.



Sheepland, un jeu pour 2-4 joueurs de Simone Luciani et Daniele Tascini, illustré par Giulia Ghigini, édité par Cranio Creations pour des parties d'environ 30 min.
Age conseillé : 8+.
moyen

Sheepland en quelques mots

Il manque quelque chose à Sheepland pour donner envie d’enchaîner les parties. Je ne sais pas exactement de quoi il s’agit, mais le tout manque de relief. C’est dommage, car le visuel est vraiment particulièrement sympathique.

La note : 3/6 (moyen)