Sam Fisher a pris son temps, mais il revient dans un nouvel opus beaucoup plus convainquant que le le précédent.

En effet, Double Agent manquait clairement d'ambition, se contentant de spéculer sur les bases de la série, ce qui n'a pas plu à de nombreux amateurs de la licence. Outre la notion du bien et du mal, très sommaire, il n'apportait en effet rien de bien nouveau.

Finalement, avec Splinter Cell Conviction, les gens de chez Ubi Soft n'ont pas changé grand chose non plus à la recette, et pourtant le tout prend beaucoup mieux. Déjà, le gameplay a évolué, pour se retrouver beaucoup plus souple, et parfois clairement plus orienté action. Cela ne sera certes pas du goût de tous, et plus particulièrement de ceux qui sont amateurs d'infiltration pure et dure.

Splinter Cell Conviction sur Xbox 360.
Splinter Cell Conviction sur Xbox 360.

Car outre ces phases d'infiltration, marque de fabrique de la série, on trouve également pas mal de phases d'action. Durant ces dernières, notre Sam Fisher aura parfois bien du mal à s'en sortir, car même si la maniabilité a été globalement simplifiée, tout est tout de même fait pour évoluer dans la finesse, la pénombre étant généralement votre meilleure alliée.
Cela se traduit d'ailleurs par un effet graphique vraiment réussi, puisque lorsque vous êtes camouflé, l'écran passe en noir et blanc.

C'est un fait : Sam Fisher est intouchable. Et c'est peut-être là que le jeu marque des points ; il est vraiment jubilatoire d'entendre les réflexions des ennemis sur votre personnage, sachant que vous allez leur passer dans le dos et les mettre à terre quelques secondes plus tard. A ce sujet, l'IA est plus que limite : les adversaires ne sont pas fins du tout, mais c'est ce qui fait de Splinter Cell un jeu très jouable. On y perd en réalité ce que l'on y gagne en plaisir de jeu.

Outre un aspect action beaucoup plus prononcé, Splinter Cell Conviction propose quelques nouveautés, dont la principale est sans conteste le « mark & execute ». Avec les gâchettes, vous pouvez marquer les ennemis que vous voyez. La quantité varie en fonction de l'arme que vous utilisez, de l'ordre de deux à quatre. Une fois validée, Sam va tout simplement flinguer les gars en quelques secondes... Jouissif. Mais pour avoir une telle option, il vous faudra obligatoirement avoir occi un adversaire au corps à corps sans que ce dernier ne se soit aperçu de votre présence. Tout cela donne un très bon équilibrage.

Côté scénario, c'est également beaucoup plus prenant. On fait enfin preuve d'empathie envers le personnage principal, et les personnages secondaire ont un peu plus de charisme. Le complot mondial si cher à notre ami Tom Clancy est toujours (trop) présent, mais quelque peu édulcoré. On en viendrait presque à penser que la série serait bien meilleur si l'ombre de l'écrivain américain ne pesait pas sur la série Splinter Cell...

A noter qu'au départ, le jeu ne devait absolument pas avoir ce rendu. Il était même question d'avoir des espaces beaucoup plus ouverts où la foule aurait été beaucoup plus importante. Cela ne vous dit rien ? Et Assassin's Creed alors ? On imagine donc que le développement a été repris de zéro pour deux raisons : la naissance d'Assassin's Creed, et les difficultés techniques dues à la gestion de la foule (comment se cacher dans une foule qui fuie quand vous avez lancé quelques coups de feu par exemple ?).
Excellent !

Splinter Cell Conviction

Splinter Cell Conviction se veut plus grand public que les précédents épisodes, sans toutefois tomber dans un côté trop casual. C'est une très bonne chose, car le résultat est clairement à la hauteur de nos espérances.

La note : 5/6 (Excellent !)