Imaginez-vous devant le boss final, et là, paf ! Vous avez oublié pourquoi vous êtes là, ni qui sont les gens qui vous entourent.

Une histoire d'amnésie


L'amnésie, c'est un sujet qui tient tout particulièrement à cœur des développeurs de jeux de rôles japonais. Sauf que, dans tous les cas, cette amnésie intervient au début de l'aventure.

Zelda Link's Awakening, Lost Odyssey, Final Fantasy VI, IX, Valkyrie Profile... autant d'exemples de jeux où le héros (ou l'un de ses compères) commence l'aventure sans aucun souvenir de sa vie passée. Un ressort scénaristique qui favorise l'empathie du joueur, qui s'identifie forcément plus facilement.

Eh, mais t'es qui toi ? Le boss de fin ?
Eh, mais t'es qui toi ? Le boss de fin ?

Genre vous êtes devant le boss de fin, et vous ne savez même pas pourquoi !


Sauf que là, vous êtes non pas au début, mais à la fin de l'aventure ! Vous êtes devant le boss final, le fameux Demon King. Vous vous apprêtez à lui botter le cul, mais vous ne savez même plus pourquoi vous êtes là !

Un pitch de départ pour le moins atypique qui donne vraiment envie d'en savoir plus sur The Longest Five Minutes.

Et c'est d'ailleurs de là que vient le titre : le scénario va se dérouler sous vos yeux sous forme de flashbacks, durant les 5 dernières minutes du jeu.

La réalisation est bien old school.
La réalisation est bien old school.

Du bon gros old school


L'autre élément remarquable dans The Longest Five Minutes, c'est bien entendu sa réalisation. Du bon gros old school, avec des bons vieux pixels bien gros et un design qui fleure bon les RPG de la Super Famicom.

Le truc, c'est que c'est tellement référentiel que ça manque d'âme, paradoxalement. La faute à une impression de déjà-vu de tous les instants et un manque d'originalité dans les décors traversés.

Mais bon, la nostalgie opère tout de même. On va dire que je suis bon public.

Voilà le but du jeu : vous souvenir !
Voilà le but du jeu : vous souvenir !

Classique et accessible


Qui dit jeu old school dit généralement jeu exigeant, voir (très) difficile. Ce n'est pourtant absolument pas le cas dans The Longest Five Minutes.

Bien qu'il n'y ait pas de mode de difficulté, l'ensemble de l'aventure est très très simple. J'ai un peu levellé, mais je pense que ce n'était même pas nécessaire.

Même en bourrinant, je ne me suis jamais retrouvé à court de magie, et je ne suis mort qu'une seule fois...

La carte du monde... spartiate n'est-il pas ?
La carte du monde... spartiate n'est-il pas ?

En effet, les minutes sont longues


La facilité de l'aventure fait que l'on enchaîne les niveaux - sous forme de flashbacks - sans trop se poser de questions.

Parce que, tout de même, on a bien envie de voir ce qu'il va se passer à la fin. Enfin, au début. Enfin, à la fin quoi. Bref, vous avez compris. Ou pas.

Du coup on continue, mais la fin du jeu est typiquement japonaise : on croit arriver au dénouement de l'histoire quelques heures avant la fin réelle... et ce sans raison valable. Car le jeu est très bavard.

Les minis jeux sont plutôt ratés, dommage, ça permettait de faire une pause.
Les minis jeux sont plutôt ratés, dommage, ça permettait de faire une pause.

Donc en effet, les minutes sont longues dans The Longest Five Minutes... Pour voir le bout de l'aventure, il vous faudra environ 12 à 15 heures.

Cela peut paraître court pour un RPG, mais pour ce genre de RPG, c'est déjà un peu trop long.


Les personnages n'ont que quelques pixels, mais ces derniers sont très expressifs.
Les personnages n'ont que quelques pixels, mais ces derniers sont très expressifs.

moyen

The Longest Five Minutes

The Longest Five Minutes joue la carte de la nostalgie, mais ça ne prend qu'à moitié. La faute à un manque de rythme flagrant et à une aventure qui avance en mode pilote automatique.

La note : 3/6 (moyen)