Parmi les jeux brandissant haut et fort l'étendard du "développeur indépendant", Mike Bithell, auteur de Thomas Was Alone, fait parti de ceux qui le clament le plus fort.

Bon, je l'avoue tout de suite, je n'ai pas pu accrocher à Thomas Was Alone. La faute à quoi ? Tout simplement parce que je n'ai pas pu me décrocher de l'esprit le côté élitiste et arty de l'ensemble... Et ça, c'est vraiment des choses que je ne supporte pas et qui sont venues entacher mon expérience de jeu.

Le tout se présente comme une sorte de jeu de plates-formes qui, au gré de sa progression, privilégie la réflexion et le côté puzzle à la dextérité, sans pour autant la délaisser totalement.

A l'image d'un The Lost Vikings, le gameplay de Thomas Was Alone a plusieurs vitesses. On commence tout seul, en incarnant Thomas. Bien vite, on trouvera d'autres personnages. Chacun dispose d'aptitudes spéciales : sauter plus haut, plus loin, etc. On passe de l'un à l'autre grâce aux gâchettes de la manette. Le truc, c'est qu'il faut sans arrêt passer de l'un à l'autre, ce qui m'a très vite gonflé.

Ah oui, j'oubliais : les graphismes se résument à des blocs de couleurs pleine. Rien de plus. Pourtant, l'imagination se met assez rapidement en marche, principalement grâce à un narrateur qui n'arrête pas de nous raconter des histoires de sa voix typiquement anglaise, y compris lorsque l'on joue. Cela évite la monotonie et comble le vide des graphismes, si bien que l'on s'imagine pas mal de choses. Malheureusement, la voix est en anglais sous-titrée en français, et sauter de plate-forme en plate-forme tout en lisant les sous-titres n'est pas chose aisée pour ceux qui ne comprennent pas - ou mal - l'anglais parlé.

Après quelques temps de jeu, j'ai fini par arrêter. L'ensemble est très bien, très bien pensé, mais je n'ai pas pu me départir de cette indécrottable idée de "jeu indépendant", assez chiant mais tellement intelligent ! Un peu comme le cinéma de Godard, où il ne se passe rien. De plus, le côté redondant et les allers-retours incessants entre les différents protagonistes ont fini de bousiller mon plaisir. Aller, pour la peine, je retourne sur Super Meat Boy.
moyen

Thomas Was Alone

Thomas Was Alone m'a laissé de marbre. Non pas qu'il soit mauvais, loin de là, mais simplement, il ne m'a pas touché. De plus, le côté un peu trop arty et conceptuel a été trop élitiste pour moi.

La note : 3/6 (moyen)