Chroniqué par Nicolas Gilles
Un premier DLC pour Black Flag, et une histoire qui nous permet d'en apprendre plus sur l'un des personnages secondaires.Le premier DLC d'Assassin's Creed IV Black Flag
Assassin's Creed Freedom Call (Le Prix de la Liberté en version française) sort moins de deux mois après la sortie d'Assassin's Creed IV Black Flag. C'est court, vu la durée de vie dantesque du jeu d'origine.
Surtout que ce n'est pas le cas de ce DLC qui propose une aventure à la durée de vie très variable. Tout dépend si vous tenter de libérer un maximum d'esclaves - ce qui vous permettra d'améliorer votre bateau et votre arsenal - ou pas.

Retour en mer !
Et ce n'est pas vraiment indispensable, car même avec votre armement de base, les 9 missions se terminent en seulement quatre petites heures.
Il n'est pas nécessaire d'avoir joué à Black Flag, mais vous risquez de passer à côté des nombreux clins d'oeil. De plus, le jeu réutilise la plupart des mécaniques de Black Flag - notamment les batailles navales - et du coup très peu de choses sont ré-expliquées.
Dans la peau d'Adewalé
L'action du Prix de la Liberté se déroule 15 ans après les faits de Black Flag.

... une mer pas toujours clémente.
Vous incarnez Adewalé, le second d'Edward Kenway, capitaine charismatique et héros de Black Flag. L'ancien esclave est depuis devenu un assassin, et reste un marin. Un capitaine même. Durant une tempête, son bateau sombre et il échoue à Saint-Domingue, qui a été depuis rebaptisé Haïti, près de Port-au-Prince.
Il y découvre un archipel rongé par l'esclavagisme. Forcément, cela va le faire réagir. En même temps que trouver un nouveau bateau, peut-être faut-il mettre fin à cette horreur ?
Un sujet épineux
La série Assassin's Creed traite de l'histoire. Dans les premiers épisodes, on avait carrément des cours d'histoire très intéressants, nous permettant de faire du tourisme et d'en apprendre plus sur les monuments croisés.

Il faut toujours grimper pour débloquer le détail de la carte.
Certes, on les lit au début et ensuite c'est du temps perdu par les développeurs. On comprend ainsi pourquoi les épisodes relativement récents ne le font plus que très peu.
En revanche, les prises de position sont très limitées. Et même si le sujet est brûlant, ici il n'est que survolé : c'est mal, on tue les méchants. Point barre. Pas de moralisation à la con non plus, on est juste dans un jeu vidéo qui utilise l'histoire pour proposer un loisir, pas pour nous faire réfléchir.
Un concentré d'Assassin's Creed
Assassin's Creed Le Prix de la Liberté est un concentré de Black Flag. On y retrouve exactement les mêmes marqueurs. Rien de neuf en dehors de deux ou trois choses, toujours axées sur un sujet central : la libération des esclaves.

L'un des objectifs principaux est de libérer les plantations des esclavagistes.
A pied ou en bateau, vous traquerez les esclavagistes et libérerez les "Marrons" comme ils se nomment eux-même.
Côté missions, c'est du classique : prendre des camps (maintenant des plantations où il faut éliminer 20 gardiens), suivre discrètement vos cibles, etc.
Rien de nouveau, et surtout les mêmes problèmes de scripts que dans le jeu principal. Lors des phases d'espionnage par exemple, on voit clairement le chemin que les développeurs ont imaginé pour votre personnage... Et si vous ne le voyez pas, il va falloir chercher ! Et c'est un peu frustrant.

Les combats sont les mêmes, bourrins et plutôt faciles.
La carte est de petite taille, et surtout les missions n'en utilisent qu'une toute petite partie. L'aspect exploration est donc très limité, il y a très peu de lieux à visiter, mais c'est suffisant pour les quelques heures de jeu proposées.

Votre vue d'assassin est toujours aussi pratique.

Adewalé : la classe.







