Le travail de flic, c'est pas un peu hyper redondant ?

Good cop, bad cop


Beat Cop est le seul jeu du studio Pixel Crow, un studio basé à Varsovie, en Pologne. Enfin pas le seul jeu, le premier jeu plutôt. Car le studio évoluera et changera de nom pour se nommer ensuite Second Chamber.

Beat Cop sort sur PS4, Xbox, PC et Switch en 2017, édité par 11 bits.


Comme un message laconique l'affirme en début de jeu, le titre n'a rien d'une simulation de flic. C'est au contraire un hommage aux films de genre des années 80.

L'action se déroule à New York, en 1986. Vous incarnez Jack Kelly, un flic qui va se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, c'est-à-dire dans la maison du gouverneur pour y arrêter un voleur. Il va même flinguer ce dernier, mais il sera accusé ensuite du vol des diamants du gouverneur... qui n'étaient déjà plus là.

Rétrogradé, vous recommencez en bas de l'échelle, dans la rue. Votre premier jour finit mal : votre collègue décède dans une mare de sang, sur le trottoir. Deux enquêtes pour vous à mener.


Le ton dans Beat Cop est sympathique et nous plonge dans les années 80, avec ce côté old school et le langage cru, lourd et con des flics qui vous entourent.

Le tout est souligné par des graphismes en pixel art très fin et très soignés, le jeu utilisant un zoom assez lointain afin que vous puissiez bien apprécier la rue dans laquelle vous allez passer tout votre temps.

Un jour sans fin


L'action de Beat Cop est finalement très simple : chaque jour commence par un brief. Vous avez votre objectif, et ensuite vous descendez dans votre rue.


Une rue que vous ne parcourez que d'un côté, toute en longueur et, surtout, irrémédiablement la même. Toujours.

L'action est donc très redondante, mais il n'y a pas que ça. C'est que ce n'est pas un petit jeu, il faut une petite dizaine d'heures pour en voir le bout... Le bon côté des choses, c'est que vous allez prendre plaisir à découvrir et à apprendre qui sont les habitués, les tôliers des différents magasins.

En apnée


Chaque partie de Beat Cop se joue en apnée. Au début de chaque journée, votre chef vous donne des objectifs : foutre un certain nombre de prunes, voir ne foutre qu'un certain type de contravention.


Dans la rue, les gens viennent à vous pour vous demander des services. Cela va de retrouver leur chien à faire des choses moins légales, le tout contre des retours plus ou moins intéressants. Certains autres vous aident dans votre enquête pour trouver le voleur de diamants ou le tueur de votre collègue.

Car dans la rue que vous arpentez se côtoient la loi, un gang et la mafia. Et forcément, tout ce petit monde ne s'entend pas bien. Allez-vous aider l'un plus que l'autre, rester droit dans vos bottes comme le Calaghan de Dirty Harry ?

À vous de voir, mais vous n'aurez pas beaucoup de temps pour le décider. À la fin d'une journée (qui demande dix minutes de jeux environ), vous pourrez choisir de recommencer, histoire de ne pas louper telle ou telle action. Mais a-t-on envie de recommencer quelque chose de si répétitif ?

Et c'est là que le bât blesse pour moi : en plus d'être ultra-cyclique, Beat Cop ne pardonne pas grand-chose, si bien que l'on subit l'histoire plutôt que de la vivre, tout simplement.

Il y a plusieurs fins, mais comment les influencer quand on passe son temps à se dire "mais merde, je voulais faire ça et je n'ai pas pu" ?
Sympathique

Beat Cop

Beat Cop part d'une bonne idée, mais à trop me presser, il a fini par me perdre dans une redondance que je n'ai pas super bien vécue.

La note : 3/6 (Sympathique)