Retour au pays de l'animation américaine, version sombre et tourmentée.

Bendy II


theMeatly nous propose ici le deuxième volume de sa vision très dark du Studio Joey Drew, un studio de cartoon qui rappelle furieusement Disney ou Tex Avery. En bref, l'âge d'or des prémices du cinéma d'animation.

Le premier épisode, Bendy and the Ink Machine, était sorti sous forme épisodique entre 2017 et 2018. L'année suivante, Bendy and the Dark Revival est annoncé, cette fois sous forme complète, les cinq chapitres que compte le jeu seront disponibles dès la sortie du titre... qui sera repoussée en 2020, puis 2021 pour cause de Covid, pour finalement réellement être lancé en 2022. Ouf.


Une esthétique dark cartoon léchée


Bendy and the Dark Revival n'est pas la suite de Bendy and the Ink Machine. Et tant mieux, car je n'ai pas joué au premier épisode. Et cela ne m'a pas manqué, le lore mis en place m'a semblé solide, mais je n'ai pas eu l'impression de passer à côté de choses... Il faut dire que le scénario n'est pas un modèle de profondeur.

Toutefois, pour moi qui ne connaissais pas la série, le jeu m'a surpris dans sa première partie. 1973. On incarne une jeune dessinatrice du studio Joey Drew, Audrey, qui fait quelques heures supp. En allant se chercher un café, elle tombe sur le vigile, Wilson, pour le moins flippant. Et là, tout va basculer : on va se retrouver dans le monde parallèle du studio, entièrement dessiné à la main...

Mais une version bien dark du monde du dessin animé américain. L'encre coule, elle est poisseuse, et salope tout. La direction artistique est vraiment chiadée et particulièrement réussie.


Alone in the Dark Mickey


Bendy and the Dark Revival est un survival horror, et pas un hommage à Mickey Mouse. Le gameplay ne révolutionne pas le genre.

On évolue en vue subjective en tâchant de suivre nos objectifs : trouver une clé, une carte, et plus généralement un moyen de progresser dans les niveaux. Et régulièrement, on se retrouve dotée de nouveaux pouvoirs, qui viennent à la foi booster l'intérêt du jeu tout en proposant un peu variété de gameplay.

En cela, le jeu sait proposer des phases de jeu qui se renouvellent d'un niveau à l'autre. Certes, rien de révolutionnaire, mais l'ennui n'arrive jamais.


Il faut alternativement se battre ou se cacher, en fonction des adversaires auxquels on a affaire. Certaines phases fonctionnent, d'autres non, comme le fait de voir souvent se cacher de ce Némésis invincible qui n'arrête pas de venir nous flinguer aléatoirement. C'est flippant les deux premières fois, mais ça devient vite lourd.

Un level design un peu trop alambiqué


Le gros point noir de Bendy and the Dark Revival, c'est son level design. Enfin, c'est plutôt qu'il manque clairement quelque chose : un objectif géographiquement défini et, surtout, une carte du niveau en cours.

Ici, il n'y a rien. De temps à autre, sans trop savoir pourquoi, un marqueur apparait à l'écran pour vous indiquer où aller. Mais pourquoi pour tel objectif et pas pour tel autre... allez savoir.


Cela trahit un manque de maîtrise flagrant, alors que le reste du jeu est pourtant plutôt agréable à parcourir. C'est peut être voulu de la part de theMeatly, histoire de nous laisser nous débrouiller, mais si c'est le cas, c'est plutôt maladroit.

Il faut entre six et huit heures pour en voir le bout. Ce qui donne une bonne durée de vie pour ce genre de jeu.

Bendy and the Dark Revival sur Steam Deck


Le jeu est mentionné comme compatible, car certains textes sont un peu petits. Pour le reste, c'est parfaitement jouable !









Sympathique

Bendy and the Dark Revival

Bendy and the Dark Revival propose un survival horror à l'ambiance et à la direction artistique très réussie. Le gameplay, lui est beaucoup plus mou du genou, sans parler de l'absence de carte du niveau qui va certainement vous faire pester de nombreuses fois. Mais il vaut le coup d'œil pour qui aime le genre.

La note : 3/6 (Sympathique)