En 1987, malgré la présence de l'Amiga sur les étals des revendeurs, Commodore continue de compta le C64 dans ses revenus. Le fameux 8 bits ne s'est jamais aussi bien porté et de nombreux jeux fleurissent sur ce support.

Bine décidés à garder cette poule aux oeuf d'or, les responsables annoncent la sortie d'un nouveau Commodore 64. Les caractéristiques techniques restent totalement identiques, mais le boîtier se voit remis au goût du jour. Ce fameux boitier 'bread box' qui avait été choisi à la va-vite lors de la sortie du micro en 1983 est maintenant remplacé par un plastique blanc à la forme qui rappelle énormément celle de ce que donnera l'Amiga 500. Le design final se rapproche énormément de ce à quoi avaient pensé les ingénieurs originels du C64, Robert Yannes et Al Charpentier.

Le Commodore C64c.
Le Commodore C64c.

Le projet est nommé C64CR, pour Cost Reduced. Bill Herd, l'ingénieur responsable du développement hardware du C128 va donner quelques coups de main au projet, apportant son expérience au niveau de la compatibilité de la machine avec l'original, et notamment les bugs divers que beaucoup de développeurs ont utilisé dans leur jeu. Mais c'est un ingénieur japonais du nom de Katayama qui sera chargé du projet.
Tout est fait pour réduire les coûts : là où le C64 utilisait plusieurs types de vis, le nouveau venu n'en utilise plus qu'un seul. De même, techniquement, certains composants sont remplacés ou supprimés pour permettre un coût de production plus bas. On trouve ainsi un processeur 8510.

Pour des raisons évidentes, les gens du marketing vont renommer la machine C64c. La production des anciens modèles est stoppé fin 1986 pour laisser la place au nouveau modèle.
Au niveau logiciel, le Basic reste toujours aussi archaique, avec ses LOAD ''*'',8,1 pour charger un programme sur disquette par exemple. Par contre, là où les changements sont vraiment notables, c'est au niveau de GEOS, une interface graphique qui fait beaucoup penser à celle d'un Macintosh.
Commodore vendra sa machine 199 dollars, alors que l'ancien était fixé à 159... un comble pour une machine moins chère à produire ! Mais la firme a besoin d'argent pour soutenir son Amiga face à la concurrence. L'argument principale de cette montée du prix tient au à la présence de GEOS.

Commodore 64c côté technique

Microprocesseur : MOS 6502 à 0.985 MHz (PAL) ou 1.023 MHz (NTSC)
Mémoire vive : 64 Ko
Mémoire morte : 20 Ko
Vidéo : Plusieurs modes dont 320x200 en 16 couleurs. Palette de 256 couleurs.
Son : 3 canaux sur 9 octaves avec synthèse et échantillon
Prix d'origine : 199 dollars