Le grand retour de Donkey Kong. Avec des bananes, et surtout plein de trucs à bousiller.

Tout péter !


Donkey Kong Bananza a connu un développement super long. D'abord commencé sur la première Switch, il termine comme exclusivité Switch 2, à un moment où la console manque pas mal de titres qui lui sont spécifiquement dédiés..

Il faut passer rapidement sur le début du jeu. La première heure est laborieuse et met en avant les principaux problèmes du jeu. Comme ça au moins on est prévenu.


On découvre que l'on peut pratiquement tout péter autour de soi. D'ailleurs on commence dans une mine, sur l'île Lingot, à la recheche d'or... et de bananes. On joue Donkey Kong après tout. On découvre alors des cristaux de banandium, des sortes de bananes en cristal.

On creuse, et on réalise que la caméra est aux fraises ; c'est très peu lisible. C'est rigolo de tout péter, mais c'est grave le bordel à l'écran. Arrive alors Void Kong et son organisation, Void Corporation (VoidCo). Ce grand méchant vole toutes les bananes en banandium (ou presque) et se barre au centre de la planète. Il va donc falloir aller plus profondément dans les entrailles de la planète, jusqu'à son cœur.

On progresse, on descend d'une strate, et là le "vrai" jeu commence enfin. On peut commencer à se faire plaisir. L'espace est plus large, et cela correspond tellement mieux au gameplay ! Chaque strate propose un biome différent, avec ses caractéristiques propres.


A la recherche des bananes


Donkey Kong Bananza propose une sorte de Super Mario Odyssey à la sauce Kong. Et ce n'est pas forcément un hasard, puisque l'équipe de développement est la même : EPD-8 de Tokyo. Le développement commence d'ailleurs juste après la sortie de Odyssey.

Oui, il est possible de tout détruire, mais pour quoi faire ? Tout simplement pour chercher des bananes !

On peut tout péter, absolument tout est bousillable. C'est assez grisant, voire un peu déstabilisant. On creuse, on ramasse de l'or, beaucoup d'or. On trouve des fossiles, et encore plus rarement des bananes. Elles sont au cœur du jeu, car elles servent de monnaie pour débloquer des aptitudes ou des améliorations sur l'arbre de compétences.


Transformation !


Pour ajouter encore une dose de fun au bordel ambiant, Donkey Kong ajoute des transformations bananza, réalisées grâce au personnage qui arrive rapidement sur le dos de DK : une petite fille nommée Pauline. Oui, comme la Pauline que Jumpman doit sauver du vilain Donkey Kong dans le premier épisode, sorti en arcade en 1981. Un joli petit clin d'œil.

La spécialité de Pauline, c'est le chant. En chantant, elle peut désenvoûter les conneries du grand méchant du jeu. Et conférer à DK des super-pouvoirs. Le premier nous rend vachement plus fort, mais il y en a d'autres, qui nous transforment en d'autres animaux, nous permettant d'utiliser leurs aptitudes.

Cela ajoute un petit côté metroidvania à l'ensemble et vient renouveler l'intérêt du jeu. Car Donkey Kong Bananza promet une durée de vie carrément conséquente. Il m'a fallu une trentaine d'heures pour en voir le bout, mais j'ai passé pas mal de temps à explorer, ce qui fait partie intrinsèque du plaisir de jeu.


Et trente heures, c'est long... mais on les passe. On continue. Le jeu manque un peu de renouvellement au gré des heures, mais tout casser, balancer des coups de radar à tout va pour détecter les bananes, c'est carrément bon !

La difficulté est plutôt basse. Tant mieux pour moi qui n'aime pas le challenge. À mes yeux, tout le sel du jeu passe dans l'exploration plutôt que dans le challenge.







Excellent !

Donkey Kong Bananza

Donkey Kong Bananza est assez bordélique, mais c'est voulu. Il met en avant le plaisir de la recherche et est très réussi de ce côté là. Mais son côté redondant et longuet pourra rebuter.

La note : 5/6 (Excellent !)