De la 2D, de l'heroic fantasy, et le savoir-faire imparable de Psikyo.

Le dernier shoot'en 2D de Psikyo


Dragon Blaze sort en 2000 en arcade. Il représente alors l'un des derniers bastions du shmup en 2D, avant que toute l'industrie se mette à faire de la 3D. Ou presque. Cela sera en tout cas le cas de Psikyo, son développeur, qui nous pondra par la suite des Cannon Spike ou des Zero Gunner 2 excellents, mais en 3D.

On a pu en profiter assez tôt sur console puisque le jeu est sorti au Japon dans la compilation Psikyo Shooting Collection Vol. 3: Sol Divide & Dragon Blaze sur Playstation 2 en 2005. L'année suivante, il sort dans la gamme petit budget de 505 Games en Europe sous le nom de Dragon Blaze.


Il faut attendre 2018 pour voir le jeu à nouveau porté sur Switch par Zerodiv, qui s'est alors mis en tête d'adapter le catalogue de Psikyo sur les console de l'alors. Il arrivera ensuite sur PC en 2020, PS4 en 2022 et Xbox en 2023.

Le plus manic des Psikyo ?


L'une des particularités de Dragon Blaze, c'est qu'il ne se déroule pas dans l'espace ou en temps de guerre, mais dans un monde heroic fantasy. A l'image d'un Dragon Spirit, vous évoluez à dos de dragon. Mais cette fois, on est dans le plus manic des jeux de Psikyo, avec des boulettes partout. Des boulettes qui passent au rose fluo plutôt que le orange dont le développeur avait fait sa marque de fabrique.

Cela vient justement de ce changement d'univers : les couleurs des niveaux, avec ses forêts et ses champignons, tranchent radicalement avec les couleurs froides d'un Strikers 1945 par exemple.


Vous avec le choix entre quatre protagonistes, Quaid, Sonia, Rob et Ian, chacun correspondant à une essence de la nature : feu, eau, éclair et zombie.

Spikyo propose ici la quintessence de son savoir-faire. La première moitié du jeu est "jouable", mais la difficulté des quatre derniers niveaux (il y en a huit en tout) est juste abominable, comme souvent chez le studio. Les boulettes sont nombreuses, et avec certains boss, on est quasiment dans du manic shooter... avec des boulettes très rapides made in Psikyo !

Le reste du gameplay de Dragon Blaze est classique : un bouton pour tirer, des smart bomb, et un système de vie intransigeant. Dès que l'on se fait toucher, c'est une vie en moins, et on repart avec un petit power up de rien du tout. Le grand classique des shoots impitoyable, où plus tu perds, ben plus tu perds...


Si vous jouez au scoring, c'est encore pire, car le jeu incite à la (grosse) prise de risques. En plus des attaques classiques, vous pouvez "jeter" votre dragon, qui va partir direct en face, comme un tank. Une pression sur le bouton, et il revient doucement vers vous. Un peu comme le module de R-Type, il peut donc facilement vous sauver la mise.

Lorsque vous touchez des adversaires, ils lâchent des pièces argentées. Si vous le faites alors que vous avez libéré votre dragon, les pièces deviennent en or, avec les points qui vont avec. Mieux que ça, chaque niveau propose un endroit caché à péter avec votre dragon. Cela libèrera une idole d'or qui fera exploser votre score... Encore faut-il la trouver.

Dragon Blaze sur Switch


Le portage Switch est d'excellente qualité. Certes, il ne s'emmerde pas avec des fioritures, mais le principal est là. Déjà, c'est au niveau des modes de jeu qu'il vaut le coup. On peut ajuster la difficulté et le nombre de continus.


Côté graphisme, on a un effet sur le bord de l'écran (le jeu étant un shoot'em up vertical, il se joue en mode tate, ce qui laisse plein de place sur les côtés d'un écran moderne) qui permet d'afficher son joueur et quelques éléments de jeu. Il est également possible de passer en mode tate, afin de prendre l'intégralité de l'écran.

Des filtres permettent aussi de lisser les graphismes, ce qui serait vraiment dommage tant les pixels sont sublimes.

Pour le reste, c'est Dragon Blaze, version arcade, de 2000. Et c'est bien ce que l'on attend.





Culte, indispensable !

Dragon Blaze

Dragon Blaze fait partie des grands noms du shmup. Cette adaptation Swtich propose tout ce qu'il faut pour en profiter au maximum.

La note : 6/6 (Culte, indispensable !)