ShinRuf a écrit :si je comprend l'aspect de vouloir conserver l'histoire de cette machine peu conventionnelle, je ne comprend pas vraiment ce regain d’intérêt et de flambée des prix pour des titres qui sont eux bien souvent dénués d’intérêt ludique...
Je crois que la flambée des prix n'est pas tant dû à un regain d'intérêt pour la machine (en dehors de tous ceux qui veulent absolument les Zelda CDi sur l'étagère) mais seulement au mouvement général retrogaming et à la mentalité des ratisseurs / revendeurs.
En effet, ces derniers qui, à 95% d'entre-eux ne connaissent rien en CDi, considèrent que si c'est vieux çà vaut du fric et affichent depuis un moment des prix délirants 15 à 50€ pour des titres ordinaires. Leurs annonces tournent en boucle sur les sites comme Ragoutant et la Baie depuis des mois voire des années (j'ai vérifié). En conséquence, le particulier qui vide ses placards ajuste ses prix en fonction de ceux pratiqués par les premiers. Et çà sclérose le marché.
Encore hier, un particulier a mis en vente des titres comme
Escape from Cybercity à 5€... aujourd'hui le prix est passé à 20€. Le jeu va rester en vente des mois. Au pire on réussira à le négocier à 10€ alors qu'il devrait se vendre à 5 euros.
Certains titres sont intouchables à moins de 20-30 euros.
Le pire c'est aussi le prix affiché par les titres en video-CD. Même historiquement, à part quelques trucs jamais ré-édités sur d'autres supports, les films n'ont absolument aucun intérêt face à un DVD ou un Blu-ray. Pire, en général le format cinéma n'était même pas respecté pour bien des films présentés en 4/3 pan&scan et Philips, pourtant pionner de la TV 16/9 n'a même pas cru bon de coder les films dans ce format se qui aurait permis d'améliorer la résolution verticale et de conserver le format original.
D'ailleurs la qualité de "déblocking" des lecteurs CDi Philips est inférieure à celle d'un lecteur de DVD compatible. En clair, un video-CD lu sur un lecteur de DVD donnera une image de meilleure qualité que le même film lu sur le CDi, la technologie d'élimination et de lissage des macro-blocs de compression MPEG ayant sérieusement évoluée entre temps.
Pour les concerts, le son compressé en MPEG2 est largement moins bon que celui du Laserdisc de la même époque, ce dernier profitant d'un son CD PCM 16bit 44,1KHz sans compression.