Resident Evil avec un chien ? Non, Capcom propose quelque chose de bien différent.


En 2005, Capcom, c'est un peu le patron quand il s'agit d'aborder le sujet du survival horror. Parce qu'en 2005, c'est tout de même la sortie de Resident Evil 4, qui va marquer un sacré tournant dans la série.

Cela ne suffit visiblement pas à Capcom qui propose une nouvelle licence - qui ne connaîtra pas de suite - dans le monde du survival horror.


Dans Haunting Ground, vous incarnez Fiona Belli, une jeune fille qui se réveille dans le donjon d'un vieux château après avoir eu un accident de voiture. Qu'est-ce qu'elle fout là ? C'est bien la grande question du jeu ! Au gré de votre progression, des morceaux du puzzle vont se remettre en place.

Graphiquement, c'est très chouette, tant dans la réalisation que dans la direction artistique, gothique comme on aime quand on est fan de survival horror.

Plutôt Clock Tower que Resident Evil


Quand on pense à Capcom, on pense surtout à Resident Evil. Pourtant, il faut plutôt regarder du côté de Clock Tower, de sa suite sur Playstation et son troisième épisode sur PS2. Car Fiona n'a pas grand-chose à voir avec Jill Valentine.


Déjà, elle n'a pas d'arme, à part un coup de pied pas bien véloce. Ensuite, elle va surtout passer son temps à se cacher... oui, comme dans Clock Tower.

Ensuite, on est face à un personnage hypersexualisé. La séquence d'introduction peut paraître un peu gratuite avec le coup du drap, mais finalement, ce n'est pas si bête : cela souligne la fragilité de Fiona, même si cela a un peu mal vieilli.

T'aime les chiens ?


La grosse originalité de Haunting Ground, c'est la présence de Hewie, un chien que l'on rencontre rapidement dans l'aventure. Il reste avec vous, mais reste un chien, c'est-à-dire qu'il ne va pas vous écouter au doigt et à l'œil.


Côté gameplay, il se gère avec le stick droit. En haut pour l'envoyer quelque part ou attaquer. En bas pour le rappeler vers vous. Un appui sur le stick pour le faire s'assoir et rester en place. À droite pour le féliciter, et à gauche pour le réprimander.

Basique, mais efficace.

Hewie est donc au centre du jeu, tout autant que Fiona elle-même. Il est intégré à certains puzzles et vient vous prêter main forte lors des combats (souvent pour vous gagner du temps pour aller vous cacher).


Une ambiance gothique à souhait, un scénario énigmatique, un chien apportant une dimension de gameplay pas banale... Haunting Ground serait-il un carton ?

Non, pas vraiment.

Parfois casse-couilles


Haunting Ground est loin d'être exempt de défauts. À mes yeux, il y en a deux.


Premièrement, les séquences où l'on doit fuir et échapper à un monstre / tortionnaire / vilain pas beau. C'est flippant une fois, et puis quand ça recommence trop régulièrement comme c'est le cas dans le jeu, la flippe n'a plus vraiment lieu d'être. On est loin de l'ambiance anxiogène d'un Resident Evil 3 et son Nemesis.

Deuxièmement, c'est Hewie, le chien. L'idée est très sympa sur le papier, mais dans les faits, c'est régulièrement synonyme de frustration : mais il est où ce con de chien ? Certes, en lui donnant régulièrement une petite caresse, il n'est pas si incontrôlable que cela, mais c'est souvent trop approximatif, c'en devient inutile pour la progression dans le jeu.









Sympathique

Haunting Ground

Hauting Ground est beau. Il bénéficie d'une belle direction artistique. Hewie, le chien, est un ajout intéressant... Mais l'ensemble est un peu trop répétitif et château branlant pour en fait un classique du genre. Mais cela reste plaisant.

La note : 3/6 (Sympathique)