Chroniqué par Nicolas Gilles
Les visuals novels japonais sont parfois comme les mangas : ils tirent inutilement en longueur. Kotodama en est une dramatique illustration.Tradition japonaise
Il faut croire que c'est une tradition japonaise de faire des histoires simple mais inutilement complexes.
Il n'y a qu'à voir le scénario d'un Final Fantasy XIII pour s'en convaincre : ça tient sur une feuille A5 écrite au stylo feutre, mais il faut 50 heures au bas mot pour commencer à en comprendre l'intrigue. Et encore, on n'est pas bien sûrs.

Majoritairement un visual novel...
Originalité quand tu nous tient... ou pas
Vous incarnez un jeune garçon qui arrive dans son nouveau collège (cliché 1), le truc, c'est que vous avez un ami que vous êtes seul à voir, un démon du nom de Mon-Chan (cliché 2). Et du coup, cela vous donne des pouvoirs accessibles à vous seul (cliché 3).
Bref, on ne va pas trouver grand chose de nouveau ou sortant des sentiers battus dans le scénario de Kotodama.
Jouer sur le fan service est une chose, mais proposer un pitch aussi pauvre que ça, c'est un réel problème.

Il y a donc beaucoup de choses à lire...
Match 3 simple et plutôt sympathique
Vos pouvoir sépciaux dovent être totalement what the fuck. Et là, les développeurs se sont surpassés.
Avec un match 3, vous allez pouvoir effectuer une projection mentale de la personne en face vous. Au gré des figures réussies, vous allez effeuiller la personne (oui, la déshabiller). Et si vous arrivez au bout, vous arriverez à lui faire dire la vérité.
Non, moi non plus je n'ai pas trop compris le rapport entre le fait de mettre quelqu'un à poil pour qu'il nous dise la vérité... Mais bon.

Un match 3 pour déshabiller les gens... même les hommes !
Sinon, pour les vicelards que nous sommes tous (un peu), sachez juste que vous ne verrez qu'un soutien-gorges ou un slip, mais rien de plus.
Ce qui est plus original, c'est que vous n'allez pas seulement déshabiller des jeunes filles, mais égaleemnt des jeunes garçons (mais beaucoup beaucoup moins nombreux).
7 mystères moisis
A peine arrivé dans cette école, vous allez partir sur des enquêtes visant à résoudre septe mystères de l'école.

Et là, on se dit que l'on va avoir plein de rebonsiddsement, et une enquêete où il faudra ttrouver des indices etc.
Non, ne rêvez pas non plus, c'est un visual novel, et les explications sont souvent totalement nulles et peu inspirées.
Briser le 4ème mur histoire de faire genre
Brise le quatrième mur, un adage que l'on trouve souvent chez Kojima, le mégalo auteur de Metal Gear Solid. Cela consiste à vous faire sortir du jeu et de jouer avec le média histoire de prendre un peu de recule.

Non, vous n'irez jamais plus loin bande de pervers !
Sauf que dans les faits, ce n'est pas si évident que cela.
Kotodama se prend ainsi les peids dans le tapis en jouant sur son manque d'inspiration en vous faisant recommencer le jeu et les chapitres des tonnes de fois histoire de faire style "on est trop fort, on sort du chapitrage classique en vous faisant jouer à un jeu dans le jeu".
Sauf qu'en fait, ben c'est long, c'ets chiant, et pas intéressant.






