Troisième itération d'Overdriven, pour une version surtout repensée graphiquement.

Troisième itération


Overdriven Evolution est développé par TOMA Game Studio, pour The One Man Army Game Studio. Comme son nom l'indique, le studio est principalement composé d'une personne, le français Thomas Casamento. Le jeu fait partie d'une série initiée en 2012 sur le Xbox Live Indie Game avec Overdriven. Une version revue et corrigée sortira en 2018 sous le nom d'Overdriven Reloaded.

Overdriven Evolution est donc la version ultime du jeu. Reloaded ajoutait un mode histoire avec dix niveaux et sept modes de jeu. Evolution apporte une version techniquement bien plus aboutie, avec des couleurs qui pètent de partout sans nuire à la lisibilité.


La narration est étoffée par l'ajout d'écrans fixes particulièrement moches, mais cela a le mérite de creuser le lore du jeu.

Pour le reste, c'est le même jeu, avec quelques éléments repensés ça et là.

Ikaruga. Ou pas.


Le gameplay de Overdriven Evolution se base sur les couleurs. Avec les gâchettes, vous pouvez passer de l'une à l'autre. Il y en a quatre : rouge, jaune, vert et bleu.


Forcément, la première fois que l'on apprend cela, on pense immédiatement à Ikaruga. Eh bien non, ça n'a rien à voir !

Ici, si les adversaires peuvent également utiliser ces quatre couleurs différentes, la couleur de votre tir n'aura aucune incidence là-dessus : vous resterez toujours vulnérable aux boulettes, quelque soit la couleur des tirs adverses ou du vôtre.

Ces couleurs ne servent que pour les cristaux que l'on croise et viennent nous barrer la route. Si on se trompe de tir, on perd de la vie, en plus de ne pas réussir à les détruire. Il faut donc choisir la bonne couleur, et vue la rapidité de l'action, cela ne sera pas forcément évident.


Une fois en jeu, cela ne sert pas trop souvent, et cela fout un peu le bordel dans la tête : quand utiliser la couleur ? Et merde, j'ai appuyé sur la muvaise gâchette. Tout va très vite, et le mode puzzle qui se base sur ce gimmick de gameplay le souligne : ce n'est pas pour moi.

Un shoot efficace


En dehors de ça, Overdriven Evolution propose un shoot'em up vertical moderne tout ce qu'il y a d'efficace, à défaut d'être réellement original... mais qui cherche l'originalité quand il lance un shmup ? Hein ?

Il a tout de même ses petites particularités, à commencer par le mode Overdriven. Comme dans un Donpachi ou n'importe quel jeu de Cave, on peut concentrer son tir (avec un bouton différent du tir faible, ce qui évite de tapoter comme un con). Seulement quand on concentre, on passe en mode "overdriven" et on perd la quasi totalité de notre barre de vie. Et donc généralement, se faire toucher signifie perdre une vie. Un petit truc en plus qui permet d'apporter un peu de piment supplémentaire dans les parties.


Le système de power up est souple : les adversaires flingués laissent tomber des étoiles (des jaunes, et des blanches qui valent vingt jaunes) qui boostent la puissance de feu. À cela s'ajoutent des power-ups plus spécifiques, avec des tirs supplémentaires. C'est fluide et limite le côté punitif de perdre une vie.

Les quatre modes de difficulté permettent de proposer le jeu à tout le monde.





Sympathique

Overdriven Evolution

Overdriven Evolution ne révolutionne pas le genre, mais propose un shoot bien foutu, bien pensé, et plutôt accessible.

La note : 3/6 (Sympathique)