Des fayots, des bières, et surtout les iconiques Terence Hill et Bud Spencer. Lggg, Tchhhh, Paf, Baf ! J'ai faim. Tiens, des fayots.

Retour dans les années 1980


Slaps and Beans met en scène deux mastodontes du cinéma bis (voir Z) des années 1980 : Terence Hill et Bud Spencer. Chaque film où apparaissent simultanément les deux stars sont l'occasion de bastons géantes où chaque coup porté donne lieu à des onomatopées entrées depuis dans la légende. Sans parler des blagues potaches et des haricots à manger avec une cuillère en bois directement dans la poêle. J'en ai l'eau à la bouche. Vous aussi, je le sais, ne niez pas.

Dix-sept films que beaucoup qualifieront de nanars. Oui, on les emmerde.

On commence au Far West, forcément.
On commence au Far West, forcément.

Car si comme pour moi vous avez une putain de bouffée de nostalgie en lisant ces lignes, sachez que c'est visiblement la même chose pour le studio Trinity Team, édité par Buddy Productions. Là, on comprend bien que tout a été construit autour des deux stars de notre jeunesse.

Un visuel aux petits oignons


La réalisation est au niveau de ce qui se faisait dans les années 1990. Enfin, plus exactement, de ce que l'on imagine de ce qu'il se faisait.

Car c'est ici de la 2D très fine et détaillée, avec pas mal d'animations dans tous les sens qu'une Super Nintendo serait bien incapable de faire tourner.

Les lubies de chaque protagoniste sont bien rendues...
Les lubies de chaque protagoniste sont bien rendues...

Et c'est tant mieux, car on a ici le meilleur des mondes : de la 2D issue de notre imagination plutôt que celle qui s'affichait directement sur nos tubes cathodiques.

Du fan service dans tous les sens


Que l'on soit clair : si vous n'aimez pas Terence Hill et Bud Spencer, ne jouez pas à Slaps and Beans. Vous perdrez votre temps.

Au contraire, si vous avez la nostalgie de ces belles années, vous allez prendre votre pied. C'est bourré de clins d'oeil dans tous les sens, avec des dialogues bien pourris et des situations dignes des films.

Oui, quand on vous dit qu'il y a plein de clins d'oeil !
Oui, quand on vous dit qu'il y a plein de clins d'oeil !

Le jeu est une véritable déclaration d'amour aux buddy-movies qui ont bercé notre jeunesse, pour nous autres vieux cons nés dans les années 70 / 80.

Difficulté bancale


Sauf que bon, c'est bien la nostalgie et le fan service, il y a aussi le gamplay. Ici, on fait dans le beat'em all, on ne va pas réinventer la roue : un coup faible, un coup fort et un coup spécial. On peut aussi parer.

En revanche, sauter, c'est non. Sauter ? Mais qui a déjà vu Bud Spencer sauter ? Donc non, pas de saut, et ça ne manque pas.

Les mini-jeux sont aussi débiles que le reste.
Les mini-jeux sont aussi débiles que le reste.

Le jeu nous fait voir du pays et propose beaucoup de phases de dialogue. Là où beaucoup de beat'em all n'utilisent leur scénario que comme prétexte, Slaps and Bean nous raconte une histoire. Une histoire débile, certes, mais une histoire tout de même.

De plus, le jeu propose régulièrement des mini-jeux qui viennent casser la routine faite de claques et de mandales, si bien que l'on ne s'ennuie jamais.

Ce qui manque, c'est un peu d'étalonnage ou de level design. Certains combats contre les boss sont hyper difficiles, voir impossibles... jusqu'à ce que l'on trouve la petite action de rien du tout à faire qui va rendre les choses beaucoup plus faciles.

Des situations dignes des films.
Des situations dignes des films.

Heureusement, un mode facile permet de se faire plaisir sans trop se prendre la tête.


Slaps and Beans apporte assez de variété pour ne pas nous faire roupiller.
Slaps and Beans apporte assez de variété pour ne pas nous faire roupiller.


Pour récupérer de la vie, on peut boire une bière ou manger des fayots, dans une poêle (qui servira ensuite d'arme).
Pour récupérer de la vie, on peut boire une bière ou manger des fayots, dans une poêle (qui servira ensuite d'arme).

Sympathique

Slaps And Beans - Bud Spencer & Terence Hill

C'est pas hyper calé, un peu bancal, mais il y a de joli pixels et surtout, surtout, il y a une belle part de notre enfance. Du coup, on lui pardonne à ce Slaps and Beans, et on y joue avec plaisir.

La note : 3/6 (Sympathique)