Chroniqué par Nicolas Gilles
Un écureuil. Un flingue. Une banlieue pavillonnaire. Prêt à foutre le bordel ?Un écureuil avec un flingue
Squirrel With a Gun fait partie de ces jeux dont le concept donne immédiatement envie de jouer. Et en plus, c'est super simple, tout est dans le titre : un écureuil avec un flingue.
Les développeurs de Dee Dee Creation n'ont pas de budget, cela se sent bien dans le jeu. Mais le concept est clair : proposer un truc débile histoire de se faire plaisir, et tant pis si c'est moche et cheap.

Visiblement, l'équipe est toute petite : Dan DeEntremont pour le développement et l'animation, Scott DeEntremont pour le level design et Kensika Moolnoy-DeEntremont pour le marketing et les relations publiques. La même famille ou un trip pour marquer le concept d'équipe ? Aucune idée.
Techniquement, le jeu est à la ramasse. On sent bien le micro-budget. Mais bon, se trimbaler avec un flingue quatre fois plus gros que soi, cela donne tout de même envie de continuer.
Goat Simulator avec un écureil
D'après sa bio, Dan est animateur, et cela se sent dès les premières séquences de notre petit écureuil. Il est mignon tout plein, adorable, et bouge super bien ! Ce n'est absolument pas le cas des agents secrets qui le coursent à longueur de jeu et trahissent le côté série Z du jeu.

Pour le reste, on commence par s'infiltrer dans une base secrète pour récupérer ce que l'on imagine être un gland géant, pour finalement tomber sur... un flingue.
De retour à la surface, on part à la chasse aux noisettes. Le décor présente une zone pavillonnaire typiquement américaine. C'est le bac à sable rêvé pour foutre le bordel. Surtout que l'on peut faire des rocket jumps en tirant au sol pour pouvoir sauter plus haut !
En gros, Squirrel With a Gun, c'est Goat Simulator avec un écureuil. Votre but est de trouver les glands d'or qui vous permettront de débloquer de nouveaux équipements qui vous permettront d'explorer plus en profondeur le jeu. Classique, un peu trop peut-être, parce que passé le plaisir de la découverte, le jeu devient un peu trop plan plan.

La faute à une maniabilité qui est loin d'être précise, et un côté recherche de glan qui n'est pas forcément hyper fun. Alors on va me dire que c'est voulu, mais pour moi ça ne passe pas.
Plus on avance, plus on récupère de l'arsenal, fusil de chasse, et même un bazooka ! On a également des combats contre des boss qui permettent d'ouvrir de nouvelles zones dans notre banlieue pavillonnaire. Mais là, c'est juste un cauchemar, la maniabilité en roue libre m'a fait hurler, car là, on se trouve face un mur de difficulté. Bon ok, on n'est pas dans un Dark Souls, mais c'est tellement mal foutu et mal dosé que cela ne donne pas envie de continuer.
Il faut cinq à six heures pour en voir le bout, si vous arrivez à vous coltiner cette maniabilité sans faire une crise de nerfs.











