Le Pouvoir de la Force revient dans un épisode visiblement un peu trop vite fait et qui joue la carte de la simplicité.

Le premier épisode, sans être le jeu du siècle, avait marqué les joueurs, surtout s'ils étaient fans de la saga Star Wars. La recette tenait en quelques points : un scenario épique et intéressant, des endroits mythiques à visiter et des scènes de combats particulièrement grisantes. Car incarner l'un des plus puissants Jedi que l'univers ait jamais connu vous procure un sacré sentiment de puissance !

Mais voilà, avec cette suite, on perd presque tout ; tout du moins, tout cela est réduit à son minimum. Le scenario est une suite plus ou moins directe. On retrouve donc Starkiller, le héros du premier opus qui a cette fois été cloné par Dark Vador... Une fois à demi émancipé, le presque héros n'a qu'un but : retrouver sa princesse, heu, sa petite amie, Juno. Aucun choix dans la force, un scénario sympa mais vraiment sans plus, bref, rien qui ne soit à la hauteur du premier épisode.

Star Wars le Pouvoir de la Force II sur Xbox 360.
Star Wars le Pouvoir de la Force II sur Xbox 360.

Pire, le level design sent clairement le fait à la va-vite. Le jeu compte neuf niveaux de durée totalement inégale. Les deux premiers ont de sacrées longueurs (avec des passages très redondants) tandis que le milieu du jeu enchaîne les niveaux sans vraiment savoir si c'est un level ou une simple séquence vidéo... L'intensité augmente heureusement vers la fin du jeu, mais on sent également que les développeurs ont clairement rajouté quelques passages afin d'augmenter la durée de vie calamiteuse d'un titre qui se fini en environ cinq heures.

Reste un gameplay relativement efficace où le sentiment de puissance est heureusement toujours bel et bien présent. C'est d'ailleurs ce qui sauve le jeu du naufrage.
moyen

Star Wars Le Pouvoir de la Force II

Star Wars Le Pouvoir de la Force II est une déception. Habituellement, les jeux vidéo se bonifient au gré des numéros. Ce n'est clairement pas le cas ici, Lucas Art ne s'étant contenté que reprendre trop vite la recette du premier opus. Ils avaient pourtant eu deux ans pour le faire.

La note : 3/6 (moyen)