Un jeu qui vous propose d'entrer dans des livres, c'est pas beau ça ?

Un pitch qui donne envie


The Book Walker est le deuxième jeu du studio Do My Best, basé en Finlande, après The Final Station. Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est le grand saut. The Final Station était un chouette jeu au look & feel rétro là où The Book Walker propose une réalisation plus chiadée.

Le jeu était plutôt attendu par les amateurs de jeux indépendants, car son pitch donne vraiment envie de l'essayer. Imaginez : vous incarnez un auteur dans un monde où l'écriture semble être au centre de tout.


Ayant fauté (on ne sait pas encore pourquoi), vous êtes condamné à 30 ans non pas de prison, mais d'interdiction d'écrire. En témoignent vos menottes qui vous empêchent d'utiliser de l'encre sous peine de souffrir horriblement.

Ne pouvant pas continuer comme ça, vous vous tournez rapidement vers une organisation parallèle qui, moyennant de mener à bien six missions, vous promet de vous défaire de vos menottes.

Deux modes de vue


Le jeu va donc vous demander de remplir six missions, et donc de plonger dans six livres dans lesquels vous devrez ramener un objet pour votre commanditaire.


Dans la vie réelle, vous évoluez en vue subjective, mais lorsque vous plongez dans un livre, on découvre une vue isométrique qui rappelle les grands moments du jeu d'aventure des années 80. Visuellement, c'est fin et très réussi.

Plonger dans les livres


Le principe de s'immerger dans des histoires et de mélanger le réel au romancé est superbe sur le papier. Dans les faits, c'est un peu différent, car en dehors de quelques maigres aller-retours dans le présent pour récupérer un outil chez le voisin, il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent.

Le jeu compte six chapitres, correspondants à six livres et donc six univers à explorer. Et là, c'est un peu la douche froide : il n'y a pas vraiment de lien entre eux, alors que l'on aurait aimé quelque chose d'un peu mieux ficelé, et surtout avec beaucoup plus d'éléments pour les lier entre eux. Heureusement, la fin du jeu le fait un peu, mais un peu seulement.


Reste que les différents univers traversés sont très intéressants à découvrir. Forcément, en fonction de vos goûts, vous aurez vos chouchous, mais tous sont bien foutus, avec plein de bonnes idées scénaristiquement parlant.

Car The Book Walker est avant tout un jeu d'aventure narratif. On prend plaisir à progresser sans se prendre la tête, avec juste ce qu'il faut de réflexion et d'exploration. On récupère des items, on fabrique des trucs, on utilise des items, et on lit, beaucoup.

Il y a bien quelques combats au tour par tour, souvent en fonction de vos réponses au dialogue précédent, mais la difficulté est très basse, il n'y a pas vraiment de challenge, et ce n'est absolument pas un problème, au contraire.


Partant de là, sans trop en attendre, on profite d'un titre aux univers différents et intéressants à parcourir le temps des sept à huit heures qu'il demande pour en voir le bout.

The Book Walker sur Steam Deck


Le jeu est mentionné comme jouable, et c'est directement le cas : rien à modifier dans les options. Les textes sont assez gros pour être lus sans peine.







Bon jeu

The Book Walker - Thief of Tales

Passée la déception de ne pas avoir quelque chose d'aussi palpitant que son pitch d'introduction, The Book Walker reste un jeu d'aventure vraiment sympathique à parcourir.

La note : 4/6 (Bon jeu)