Chroniqué par Nicolas Gilles
Non mais sérieux, comment Atari a pu laisser sortir une telle horreur !Une horreur de survival horror
Après un épisode sorti en 2008 sous forme de reboot qui avait laissé tout le monde sur sa faim, et notamment l'éditeur qui n'avait pas assez fait son beurre, Atari remet le couvert et confie le développement d'un nouvel épisode de la licence à un studio californien que personne ne connait, Pure FPS. Et pour cause : c'est leur premier jeu, et cela sera le seul, vu le résultat absolument catastrophique du résultat.
C'est le premier épisode développé par une équipe qui n'est pas française. Car Alone in the Dark, qui est pour beaucoup à l'origine d'un nouveau genre, le Survival Horror, est à l'origine développé par des français, Frédérick Raynal et son équipe.

Sauf que le jeu, lui, oublie totalement le français pour proposer plusieurs langues, mais pas la langue natale de la série. Il faudra se contenter de l'anglais.
Laissé pour mort
En 2015, ce qui cartonne, c'est Left for Dead. Alone in the Dark a beau avoir popularisé un genre, il n'a plus vraiment d'identité propre. Alors pourquoi ne pas tenter de copier une recette à succès ?
Le but est donc de défourailler du monstre dans des niveaux qui n'ont pas vraiment de lien entre eux. Le level design est totalement inodore : les éléments d'objectif sont en surbrillance et se voient d'un bout à l'autre du niveau. Du coup, on fonce sur l'objectif et sans trop faire d'exploration.

Enfin, on fonce, façon de dire. En réalité, on galère avec la barre d'endurance qui baisse trop vite et nous force à régulièrement marcher. Niveau rythme pour un jeu d'action, c'est bien pourri.
La durée de vie est famélique, et le studio imaginait que l'on aurait envie de recommencer avec d'autres personnages, car il faut avouer qu'ils sont très différents les uns des autres : le chasseur utilise des flingues tout ce qu'il y a de classique, la sorcière lance des sorts tandis que le vaudou peut balancer de la lumière pour désintégrer les monstres.
Car la lumière reste au centre du gameplay dans Alone in the Dark. En même temps, quand on s'appelle Illumination... Mais, comme tout le reste, ça tombe salement à plat. On passe son temps à allumer tout ce que l'on peut histoire de se sentir un peu plus en sécurité... Enfin, on a l'ingénieur qui peut bricoler des trucs, toujours autour de la lumière.

Des idées pieuses qui, dans le feu de l'action, donnent un truc moche, mou, chiant et lent comme pas possible.
Le scénario tente de reprendre des trucs à sa série, mais cela se résume à un texte en début de niveau. Point barre.
Alone in the Dark Illumination sur Steam Deck
Il n'y a pas de mention de compatibilité. Visiblement, personne ne s'est emmerdé à le tester sur la portable de Valve. Je peux vous dire que tout tourne parfaitement, avec les détails à fond.







