Chroniqué par Nicolas Gilles
Un drôle de mélange de genre qui fonctionne étonnament bien.Mélange de genres
Il y a des jeux comme ça, que l'on lance sans trop savoir à quoi s'attendre, et sur lesquels on scotche salement. C'est exactement ce que j'ai vécu avec Ankora Lost Days.
Pourtant, sur le papier, le mélange des genres n'est pas forcément ce qui m'aurait attiré. Sans parler du fait que le jeu est plus ou moins adapté d'un jeu mobile sorti en 2016.

L'une des spécificités du studio espagnol Chibig, derrière Ankora Lost Days, c'est qu'il crée des mondes qui s'étoffent de jeu en jeu. C'est le cas ici, avec un monde déjà mis en place avec Deiland: Pocket Planet. Le studio développe un autre monde en parallèle, initié avec Summer in Mara, Stories of Mara et Koa and the Five Pirates of Mara.
Mettez un peu de Zelda et de vieux RPG
Une fois la manette en main, Ankora Lost Days fait penser à un Zelda : vous incarnez Mûn, une exploratrice intergalactique qui s'est crashée sur une planète inconnue, Ankora.
Au passage, elle a perdu la mémoire (merci Link's Awakening !), et va devoir retrouver les pièces de son vaisseau disséminées un peu partout sur la carte.

La vue est en 3D isométrique, et rappelle des grands classiques comme Cadaver sur Amiga ou encore Solstice sur NES, le tout avec une réalisation revue au goût du jour. De ce côté là, c'est joli, mais ça sonne un peu trop "jeu mobile" à mon goût pour avoir une identité que l'on retient.
On rencontre alors les autochtones, les Anks, des petites créatures mignonnes, mais régulièrement dotées d'un caractère bien trempé. Il va falloir les aider afin de débloquer de quoi progresser sur la carte.
Au gré de notre progression, on monte en niveau. On a alors le choix de faire progresser une caractéristique sur un choix de deux : force, endurance, intelligence, etc.

Ajoutez un peu de Minecraft
Ce qui est étonnant, c'est que vous êtes dénué d'épée. Vous débloquez rapidement une pelle, une pioche et un marteau. La première permet de faire descendre ou remonter le terrain, la pioche permet de tailler la pierre tandis que le marteau permet de construire des trucs, à commencer par des ponts et des escaliers.
Car Mûn ne peut pas sauter, il faut donc terraformer votre environnement afin de tracer votre chemin. Et également jouer de la scie afin de récupérer les matières premières qui permettront de construire des trucs qui vous aideront à construire votre chemin.
On est loin des sculptures massives d'un Minecraft, mais le fait d'interagir sur votre environnement pour le rendre carrossable m'y fait beaucoup penser.

Terminez avec une pincée de loot et de crafting
Enfin, dans Ankora Lost Days, on récupère plein de trucs, on est tout le temps en train d'en récupérer. Car ils nous permettent de construire des choses et d'activer des modifications de terrain, mais aussi de réussir les quêtes proposées par les Anks.
Cela semble à priori un peu bordélique, mais le but est de mener à bien l'ensemble des missions que l'on nous donne. Et c'est là dessus qu'Ankora est particulièrement addictif.
Il m'a fallu une bonne douzaine d'heures pour en voir le bout, et je n'avais pas envie de laisser tomber l'aventure.









