Chroniqué par Nicolas Gilles
Darksiders revient dans un format que l'on attendait pas forcément.Après
Le studio Airship Syndicate Entertainment s'est d'abord fait connaitre avec Battle Chasers : Nightwar, son premier jeu. Premier jeu ? Le lien avec Darksiders est déjà très fort, puisque les créateurs du studio ne sont autres que Joe et Steve Madureira, créateurs de Vigil Games, le studio à l'origine des deux premiers épisodes de Darksiders en jeux vidéo.
Il n'est donc pas étonnant de voir la licence confiée à ce studio, surtout qu'elle revient de loin. Après la faillite de THQ en 2012 qui a amené la fin du studio Vigil Games, une bonne partie du staff a rejoint Airship Syndicate.

Ce qui est plus étonnant, c'est que la série change radicalement de style, en passant au hack'n slash en vue du dessus là où les trois premiers épisodes jouaient la carte de l'action en vue à la troisième personne. Cela vient peut-être du budget plus serré, ce format étant certainement moins coûteux.
Ce n'est donc pas le quatrième opus de la saga, mais plutôt un spin-off permettant de varier un peu la recette.
Avant
Comme son nom l'indique, l'action de Darksiders Genesis se déroule avant les événements du premier Darksiders.

Guerre et Discorde, encore marqués par le massacre des Nephilim à Eden, sont envoyés par le Conseil pour enquêter sur un complot du démon Lucifer, qui cherche à rompre l'Équilibre en offrant des pouvoirs à plusieurs maîtres des Enfers pour servir ses propres desseins.
Les amateurs du lore de Darksiders se feront plaisir en apprenant de nouveaux trucs, mais les autres se focaliseront sur le gameplay, ce dernier tenant très bien la route.
Toujours aussi bourrin
Le jeu prend donc la forme d'un hack'n slash, avec la vue isométrique qui va avec. Mais finalement, le ressenti reste le même, puisque l'on passe son temps à se foutre sur la gueule.

Ce qui est original, c'est que l'on joue Guerre ou Discorde. Il suffit d'une combinaison de touches pour passer de l'un à l'autre. Guerre est particulièrement balèze au corps à corps, comme dans le premier épisode. Discorde lui, est spécialisé dans les attaques à distance, et lorgne vers le twin stick shooter puisque l'on vise avec le stick droit.
Il faut donc sans arrêt passer de l'un à l'autre afin d'utiliser les capacités idéales, notamment pour vaincre les boss. Cela rend le jeu particulièrement dynamique, avec une difficulté tout de même assez relevée.
Chacun des deux protagonistes dispose d'un arbre de compétences à faire évoluer grâce aux cœurs que certains adversaires lâchent après leur dernier souffle. Il faut alors choisir lequel de Guerre ou Discorde en profitera, ce qui donne un côté stratégie aux évolutions, sans jamais tomber dans un gros dilemme.

La progression n'est également pas si éloignée des opus originaux, dans le sens où l'on récupère régulièrement de nouvelles armes permettant d'effectuer de nouvelles actions. On peut ainsi progresser dans l'aventure à la manière d'un Zelda, ce qui avait beaucoup marqué à l'époque du premier épisode.
Cela donne aussi lieu à des petits puzzles environnementaux qui viennent alterner entre deux séquences de fight.
J'ai fait la version Switch du jeu, et, sans avoir joué aux autres versions, j'ai bien senti que le titre perdait pas mal de plumes. On voit bien que la résolution n'est pas celle d'origine. Ce n'est pas tip top, mais le jeu reste parfaitement jouable, d'autant que la direction artistique reste toujours aussi excellente.








